Clôture Paris : le CAC 40 recule encore de près de 1%

LA TENDANCE La nouvelle envolée des prix du baril de pétrole a pesé lourdement sur les places boursières en matinée, à l'image du CAC 40 qui perdait jusqu'à près de 3% à 7.768 points ce lundi dan...

LA TENDANCE

La nouvelle envolée des prix du baril de pétrole a pesé lourdement sur les places boursières en matinée, à l'image du CAC 40 qui perdait jusqu'à près de 3% à 7.768 points ce lundi dans les premières minutes de cotations. En clôture, la baisse se limite cependant à 0,98% à 7.915 points, tandis que Wall Street résiste aussi avec un indice Nasdaq qui repasse même légèrement dans le vert ce soir... Le baril de Brent est donc monté à près 120 dollars la nuit dernière après les diminutions de production de brut annoncées par l'Irak et le Koweït, mais évolue actuellement de retour sous les 100 dollars, à 99$, alors que Donald Trump a démenti toute intention d'engager des troupes au sol en Iran... Reste que le choc inflationniste probable liée à cette flambée des cours de l'énergie de quelque 50% en l'espace de 10 jours va limiter la marge de manoeuvre des banques centrales sur les taux d'intérêt directeurs. En Europe, les deux prochaines réunions monétaires de la BCE seront surveillées de près les 19 mars et 30 avril, tandis que les perspectives de baisse des taux de la Fed espérées au second semestre deviennent plus hypothétiques...

En attendant, l'euro revient à 1,16/$, tandis que le bitcoin remonte à 68.865$. L'or campe sur les 5.100$. Notons que le CAC40 affiche désormais un repli de près de 8% depuis lundi dernier et le début de la guerre en Iran...

VALEURS EN HAUSSE

Nano : +16% suivi de DBV (+7%) avec LFE (+5%) et SES

Viridien : +4,5% avec Genfit

Maurel&Prom : +3,5% suivi de Exosens dans le secteur de la défense avecThales qui progresse de +2,5%. D'autres valeurs Défense se démarquent comme Exail Technologies (+2,6%) et Dassault Aviation (+1,6%)

MAAT : +2,7% avec Equasens

Valneva : +2,5% avec STM, Inventiva, Vallourec (+1,6%)

TotalEnergies (+1,3%). Une série de grands producteurs ont été contraints de réduire leurs approvisionnements ce week-end en raison des attaques opérées par l'Iran sur leurs moyens de production et de transport, en particulier en Irak et au Koweït. L'arrêt du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz - un passage étroit par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial - pousse également les prix de l'énergie à la hausse. Donald Trump a réagi à cette flambée des prix du pétrole dans un message publié tard dans la nuit sur 'Truth Social', affirmant que les fluctuations à court terme représentaient un "faible prix à payer" pour les États-Unis, le monde et la paix. Il a ajouté que les prix chuteraient rapidement " une fois la menace nucléaire iranienne éliminée ". "Nous sommes passés rapidement de l'espoir d'une perturbation de courte durée à la perspective d'une situation bien plus prolongée", a indiqué à 'Bloomberg' Warren Patterson, responsable de la stratégie matières premières chez ING Groep. "Tant que le pétrole ne transitera pas par le détroit d'Ormuz, les prix ne feront qu'augmenter".

#VALEURS EN BAISSE|

#Forvia : -7% |suivi de Seb

#Aperam| chute de 7% avec ##ArcelorMittal| |(-3,8%), plombés par l'envolée des cours de l'énergie et une note de JP Morgan. La banque américaine a revu sa position précédemment positive sur les secteurs minier et sidérurgique de la zone EMEA afin de refléter l'impact du conflit au Moyen-Orient ArcelorMittal est dégradé à 'sous-pondérer' avec un objectif ramené de 53,5 à 40 euros alors qu'Aperam est dégradé à 'neutre' avec une cible réduite de 45,1 à 40,7 euros.

Casino : -5% avec K&B, Assystem, Sword (-4,5%) avec Tigano, TFF, Ayvens

Ipsen : -4% suivi de Argan, Tikehau, Air France KLM, Derichebourg

Alstom : -3,7% suivi de Atos, Klepierre

Aubay : -3% avec Lisi, Covivio, IPSOS, Stellantis, STEF, Beneteau, Rexel, Michelin

Orange cède 2% à 17 euros. Le titre de l'opérateur télécoms a subi deux dégradations d'analystes ce matin puisque Kepler Cheuvreux a dégradé le dossier à 'conserver' en visant 18 euros et Intesa Sanpaolo a abaissé son opinion à 'neutre' en ciblant 17,8 euros. Le marché est désormais plus partagé sur la valeur puisque, selon le consensus 'Bloomberg', 10 analystes sont 'positifs', 11 sont 'neutres' et 2 sont 'négatifs'. L'objectif moyen à douze mois est fixé à 17,67 euros.

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