Le marché parisien a bien tenté plusieurs incursions dans le vert ce mardi, mais peine perdue : le CAC 40 termine en baisse, sur un repli de 0,5% à 8.036 points.
L'indice a pourtant été soutenu par la belle performance de Legrand, dont l'action grimpe de 6%. L'entreprise spécialisée dans les infrastructures électriques et numériques du bâtiment a relevé ses prévisions à moyen terme, grâce au dynamisme des centres de données et à l'engouement pour l'intelligence artificielle. Dans son sillage, Schneider Electric bondit de 2%. Mais la même petite musique continue de miner les marchés : un conflit au Moyen-Orient qui ne s'arrange pas, des cours du brut élevés, des tensions sur les taux obligataires, et la crainte de voir les banques centrales serrer la vis pour freiner l'inflation.
Le secteur des infrastructures de transport a souffert à Paris. Selon le journal Les Echos, le gouvernement envisage une hausse des taxes sur les concessionnaires d'autoroutes et d'aéroports, dans le cadre du budget 2027. De quoi peser sur Eiffage, Vinci et ADP.
VALEURS EN HAUSSE
En tête du CAC 40, Legrand bondit de plus de 6% à presque 143 euros en marge d'une journée investisseurs à Singapour où les ambitions 2030 ont été revues à la hausse. Pour la période 2027-2030, le groupe vise désormais une croissance organique annuelle du chiffre d'affaires comprise entre +6% et +8%, complétée par un effet périmètre annuel moyen issu des acquisitions d'environ +5%, et de cessions sur la période représentant entre 0,5 milliard et 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires. La marge opérationnelle ajustée est attendue entre 21% et 22% du chiffre d'affaires en moyenne, après acquisitions et incluant les charges de restructuration. Legrand indique avoir "considérablement renforcé son positionnement dans les centres de données", qui représenteront plus de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2026.
Dans le même secteur, Schneider Electric en profite pour progresser de 2% en direction des 300 euros.
Rexel (+3,6% à 36,4 euros) a annoncé ce mardi le succès de son augmentation de capital d'environ 500 millions d'euros, avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, qui vise à financer en partie l'acquisition du groupe américain GCG précédemment annoncée. Le groupe a réalisé l'émission de 14.388.490 actions nouvelles représentant environ 4,6% du capital social de la Société avant l'émission dans le cadre d'un placement privé par voie de construction accélérée d'un livre d'ordres. Les actions nouvelles seront émises dans le cadre d'une augmentation de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires au prix de 34,75 euros par action (décote de 1% sur la clôture d'hier), générant un produit brut d'environ 500 millions d'euros avant déduction des commissions et frais.
Alstom (+0,9% à 14,9 euros) a annoncé un contrat d'une valeur d'environ 460 millions d'euros avec la Commission royale pour la ville de Riyad afin de fournir des rames de métro sans conducteur supplémentaires, pour les lignes 3, 4 et 6, et de les intégrer à l'infrastructure existante, soutenant ainsi l'expansion continue du réseau de métro de la capitale d'Arabie saoudite. Alstom a par ailleurs reçu une commande de 35 trains Avelia Stream Nordic X80 supplémentaires de Västtrafik, à travers la levée d'une option d'une valeur d'environ 350 millions d'euros prévue dans le contrat-cadre existant. Avec cette nouvelle commande, Alstom livrera au total 80 trains à Västtrafik, ce qui augmentera la capacité sur certaines des lignes ferroviaires les plus fréquentées de l'ouest de la Suède.
Bureau Veritas prend 1,9% au-dessus de 27 euros. JPMorgan a relevé sa recommandation de 'neutre' à 'surpondérer', alors que le dossier faisait déjà l'objet hier d'une note favorable de Barclays ('surpondérer' et objectif 32,2 euros).
VALEURS EN BAISSE
Eiffage chute de 3%, Vinci de 2,4% et ADP perd 0,7%, alors que le gouvernement planche sur une hausse des taxes sur les concessionnaires d'autoroutes et d'aéroports, dans le cadre du budget 2027, selon des rumeurs de presse.
Proche de ses plus hauts hier, TotalEnergies cède 2,4% à 78,1 euros. Oddo BHF ('surperformance') a relevé son objectif de cours de 85 à 88 euros.
Eurofins Scientific cède 3,2% à 76,2 euros. Bernstein a dégradé Eurofins Scientific de 'surperformance' à 'performance de marché' avec un objectif ajusté de 77,2 à 73,9 euros.
Guerbet recule de 1% sous les 7 euros après la publication des résultats semestriels. Le résultat opérationnel est ressorti négatif à -18,4 ME au 30 juin (+15 ME un an plus tôt). Après prise en compte des frais financiers pour 13,3 ME, d'un gain de change de 3,4 ME et d'une charge d'impôt de 4,3 ME, la perte nette s'établit à 32,7 ME sur le semestre clos contre un bénéfice de 1,3 ME au premier semestre 2025.