Clôture Paris : 3e séance dans le rouge

Dans une actualité d'entreprises clairsemée, la Bourse de Paris termine sur une 3e séance consécutive de repli. Dans ce calme estival, le CAC 40 cède -0,28% revenant à 8.650 points. Aux Etats-Uni...

Dans une actualité d'entreprises clairsemée, la Bourse de Paris termine sur une 3e séance consécutive de repli. Dans ce calme estival, le CAC 40 cède -0,28% revenant à 8.650 points.

Aux Etats-Unis, le rapport rassurant sur l'inflation publié mercredi, conjugué aux chiffres décevants de l'emploi de la semaine dernière, offre à la Réserve fédérale une plus grande marge de manoeuvre pour maintenir le statu quo. De quoi apaiser les craintes des investisseurs même si la persistance de nouvelles pressions sur les prix avec la volatilité du marché pétrolier complique la lisibilité des données. Les investisseurs se montreront donc particulièrement attentifs aux prochaines données macroéconomiques. Selon l'outil 'FedWatch' du CME Group, les opérateurs tablent désormais sur une probabilité de 66% pour un statu quo de la Fed à la rentrée, contre 45% il y a une semaine.

Rassurée par la teneur de ces dernières statistiques sur l'inflation, la place américaine progresse à New York. A 17h45, le S&P 500 s'octroie un gain +0,41% à 7.780 pts Le Dow Jones redonne -0,15% à 53.688 pts. Le Nasdaq est assez ferme avec un gain de +0,59% 26.745 pts.

Concernant l'or noir, les opérateurs continuent à guetter l'avancée des négociations entre Téhéran et Washington afin mettre un terme au conflit. Ils s'inquiètent surtout du fléchissement de la demande mondiale et de la hausse des stocks de brut américains.
Les stocks de pétrole ont en effet bondi de 17,4 millions de barils à 424,4 millions au cours de la semaine close le 7 août, leur plus haut niveau depuis le 5 juin, a indiqué hier l'Agence américaine d'information sur l'énergie. De plus, l'OPEP a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, les ramenant à 580.000 barils par jour. Par ailleurs, l'AIE a indiqué hier, s'attendre à une contraction de la consommation de 1,6 million de barils par jour cette année.
Les cours de l'or noir poursuivent donc leur décrue... A 17h45, le baril de Brent de mer du Nord recule de -0,75% à 87,89$. Le WTI baisse de -0,39% à 82,15$.

Sur le marché des devises, la monnaie européenne grappiller +0,07% face au dollar, et s'échange 1,1531$.
Un fois n'est pas coutume... L'once redonne -1% à 4.366$ (3.786 euros).
Le Bitcoin se reprend de +0,25% à 63.574$.

Valeurs en hausse

* Worldline (+4,45% à 12,342 euros). Rebond notable du titre Worldline dans le sillage d'Adyen. Le spécialiste du paiement sans contact flambe de +16,4% à Amsterdam, après un relèvement de ses prévisions de croissance annuelle. Il vise désormais une hausse de son chiffre d'affaires net comprise entre 21% et 23% en 2026, contre une fourchette précédente de 20% à 22%. Le groupe récolte les fruits de ses toutes premières acquisitions et bénéficie d'une demande croissante pour ses services, tant de la part de nouveaux clients que de clients existants. Il table également sur une marge d'Ebitda sous-jacente annuelle en ligne avec l'exercice antérieur alors que les capex devraient représenter 7% des revenus nets, contre 5% estimé précédemment.

* Planisware (+2,25% à 25 euros). Le groupe d'édition de logiciels SaaS à destination des entreprises poursuit, imperturbable, un très beau parcours boursier estival. Sur le dernier mois, Planisware reprend 20% et même plus de 50% sur le dernier trimestre. Sa publication semestrielle à la fin juillet n'a pas déçu. Son résultat net sur la période s'est élevé à 28,6 ME, soit en hausse de +32% par rapport au 1er semestre 2025. Planisware a précisé ses objectifs 2026 en raison de son bon début d'année, d'une dynamique commerciale soutenue et d'un pipeline commercial solide. La société anticipe une croissance du chiffre d'affaires à taux de change constants d'au moins +13% (contre une croissance à deux chiffres précédemment). La marge d'Ebitda ajusté serait au moins au niveau atteint en 2025, soit 37,4% du chiffre d'affaires (environ 37% précédemment annoncé). Le taux de conversion en trésorerie d'environ 80% est confirmé.
Après un tel parcours boursier, Citi s'en tient à un avis 'neutre', mais porte aujourd'hui de 20 à 26 son objectif de cours.

Valeurs en baisse

* Thales (-1,21% à 268,6 euros). Le groupe d'électronique et de défense met un terme à son parcours haussier, après 5 séances positives d'affilée dans un contexte d'arbitrages en faveur du secteur de la Défense. Thales affiche une forte revalorisation de 22% sur un mois, se rapprochant de ses sommets d'octobre 2025 à 279 euros.

* Voltalia (-1,05% à 6,6 euros). Le spécialiste de la production d'électricité est parvenu à un accord sur les principales modalités avec la Société Financière Internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, concernant un investissement de long terme sous forme d'actions de préférence pouvant atteindre 120 millions d'euros dans Voltalia Management International (VMI). L'investissement envisagé prendrait la forme d'un instrument de capital de long terme destiné à soutenir les constructions de nouvelles centrales d'énergies renouvelables par le Groupe. Les actions de préférence seraient convertibles, dans certains cas limitativement prévus, en actions ordinaires nouvelles de Voltalia. La mise en oeuvre de cette opération demeure soumise à l'approbation par les actionnaires des résolutions correspondantes lors de l'Assemblée générale qui se tiendra le 17 septembre, ainsi qu'à l'approbation finale de la SFI préalablement à la signature. L'opération serait mise en oeuvre par le biais d'un investissement en fonds propres dans VMI. Elle serait déployée en deux tranches, comprenant une première tranche de 75 ME, suivie d'une seconde tranche pouvant atteindre 45 ME, chacune pouvant être tirée en une ou plusieurs fois.
Cette opération renforcerait le partenariat de Voltalia avec une institution financière internationale de 1er plan et soutiendrait le lancement de nouvelles centrales renouvelables à construire et opérer, notamment dans le solaire photovoltaïque et les systèmes de stockage d'énergie par batteries (BESS), sur la période 2026-2028, ainsi que la poursuite de son développement sur ses marchés internationaux.

* Schneider Electric (-0,56% à 309,25 euros). L'action se tasse légèrement aujourd'hui après ses précédents records. Après un plus haut historique, hier en séance (311,18 euros), le titre ne s'éloigne gère de ses meilleurs niveaux boursiers. Schneider Electric reste soutenu par Bernstein, qui a revalorisé de 330 à 350 euros ('surperformer') sa recommandation.

* EssilorLuxottica (-0,4% à 163,75 euros). L'action du lunettier reste sous pression aujourd'hui à Paris, après déjà un repli de -4,28% hier. Le titre a été pénalisé par une plainte en Allemagne, pour atteinte présumée à la vie privée visant les lunettes connectées développées avec son partenaire Meta.

* Valneva (-0,2% à 2,45 euros). Le spécialiste des vaccins prophylactiques, qui recule en Bourse de Paris de 35% depuis le début janvier, a fait état d'un chiffre d'affaires de 65,8 ME pour son 1er semestre 2026, dont 64 ME de ventes de produits. Sa perte nette est de -63,3 ME (-20,8 ME au 1er semestre 2025), reflétant une baisse de la marge brute due au recul des ventes et des volumes de production, ainsi qu'à des éléments ponctuels affectant le coût des ventes, notamment des coûts de résiliation de contrats liés à IXCHIQ et des dépréciations de stocks. Malgré l'impact négatif persistant du contexte géopolitique sur les voyages, l'entreprise de vaccins confirme ses perspectives pour 2026, avec des ventes de produits attendues entre 135 et 150 ME et un chiffre d'affaires total compris entre 145 et 160 ME. Les marges brutes des produits devraient s'améliorer au cours du second semestre, après l'impact d'éléments non récurrents au premier semestre 2026, indique le groupe.

* Rexel (-0,11% à 37,57 euros). L'actualité autour du leader mondial de la distribution professionnelle de matériel électrique est marquée par deux notes d'analystes. Bernstein a porté son cours cible de 42 à 44 euros tout en restant à 'surperformer' alors qu'AlphaValue ('réduire') a ajusté le curseur de 40,3 à 42,4 euros.

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