(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris oscille depuis 9H30 ce matin entre -0,3% et -0,9%, avec le seuil des 8.000 en pivot... et l'indice termine la séance sur un repli de -0,51% (en dessous des 8000Pts)
Le marché parisien est pénalisé par le repli du secteur auto alors que Donald Trump a annoncé hier soir son intention d'imposer des droits de douane de 25% sur les automobiles importées aux Etats-Unis.
Alors que les investisseurs misaient depuis le début de la semaine sur un apaisement des tensions commerciales, le président américain a frappé fort mercredi en officialisation une surtaxe de 25% sur toutes les voitures qui ne sont pas fabriquées aux Etats-Unis.
L'annonce, faite depuis la Maison Blanche, a pris par surprise les observateurs qui s'attendaient à ce que de telles mesures soient plutôt dévoilées le mercredi 2 avril, le fameux 'jour de la libération' promis par Trump.
Washington a justifié cette escalade par sa volonté de taxer les pays qui volent les emplois et les richesses des Américains.
Les analystes se gardent toutefois bien de s'avancer sur les éventuels avantages que les entreprises et salariés américains auraient à tirer de ces nouveaux droits de douane.
'A notre avis, ces tarifs (s'ils restent dans leur forme actuelle) pourraient provoquer une tempête pour les constructeurs automobiles étrangers (et de nombreux américains) et feraient finalement augmenter le prix moyen des voitures de 5.000 à 10.000 dollars, en fonction de la marque, du modèle ou du positionnement en termes de prix', estime Dan Ives, chez Wedbush Securities.
Le professionnel juge toutefois que cette annonce pourrait constituer une forme de contrainte à la négociation et que ces tarifs pourraient être amenés à évoluer au cours de la semaine à venir.
Les constructeurs automobiles américains, qui s'approvisionnent beaucoup en pièces détachées au Mexique, sont eux-mêmes résolument hostiles à ces droits de douane.
Au vu des revirements incessants et du ton menaçant de l'administration américaine, le regain d'aversion au risque qui s'en est suivi sur les marchés boursiers n'a rien de surprenant.
A Wall Street, le S&P-500, le Nasdaq et le Dow Jones avaient ouvert en repli de -0,5% : ils ont tenté de revenir à l'équilibre après 1 heure de cotations, avant de se stabiliser pour le 'S&P', le Nasdaq et le Dow Jones.
Les opérateurs ont peu réagi à la révision à la hausse du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis, de +2,3% à +2,4% en rythme annualisé au quatrième trimestre 2024.
Le Département du Commerce confirme le ralentissement par rapport au taux de 3,1% observé au troisième trimestre.
Les T-Bonds poursuivent leur dégradation avec +3,3Pts à 4,3700%, ça ne bouge qu'à la marge sur le '2 ans' (4,01 contre 4,000%).
Les marchés obligataires font du 'sur-place' avec -0,5Pt sur les OAT et les Bunds (3,4800 et 2,785% respectivement).
Cette croissance du PIB est principalement attribuable à l'augmentation des dépenses de consommation et des dépenses publiques, partiellement contrebalancées par une baisse de l'investissement. Les importations, qui sont une soustraction dans le calcul du PIB, ont diminué.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont enregistré une légère baisse lors de la semaine au 22 mars, à 224.000 contre 225.000 (révisé) la semaine précédente, annonce jeudi le Département du Travail.
Les inscriptions de la semaine au 15 mars ont été révisées en légère hausse par rapport à une estimation initiale de 223.000.
La moyenne mobile sur quatre semaines, censée être davantage représentative des tendances de fond sur le marché de l'emploi, s'est établie à 224.000 contre 228.750 (révisé de 227.000) la semaine précédente.
Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s'est quant à lui élevé à 1,856 million lors de la semaine au 15 mai, dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles, contre 1,881 million la semaine précédente (révisé de 1,892 million).
La question, encore et toujours, reste de savoir si la crispation des relations commerciales est de nature à avoir des répercussions négatives sur l'économie mondiale... et le PIB américain par contrecoup.
D'après les calculs des stratèges de Citi, une hausse moyenne de 10% à 15% des droits de douane américains, qu'ils considèrent comme le scénario le plus probable, pénaliserait d'environ 5% les bénéfices des sociétés US.
L'impact serait moins prononcé en Europe, précisent-ils, avec un effet négatif au niveau des résultats estimé à 1% ou 2% en cas de l'instauration des surtaxes douanières de 10%.
L'Euro se redresse de +0,5% face au Dollar et remonte au contact des 1,0800.
L'Or reprend de l'altitude à 3.055$/Oz et efface le précédent record des 3.047$, l'argent métal (+1,3%) repasse la barre des 34$.
Le baril de pétrole reste stable ce jeudi à 74$ à Londres.
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