BNP Paribas : la Belgique pourrait sortir du capital

A l'image du secteur bancaire dans son ensemble, [FR:FR0000131104:0]BNP Paribas[:FR] débute la semaine en nette progression avec un titre en hausse de près de 3%. Outre l'accalmie sur le marché obliga...

A l'image du secteur bancaire dans son ensemble, [FR:FR0000131104:0]BNP Paribas[:FR] débute la semaine en nette progression avec un titre en hausse de près de 3%. Outre l'accalmie sur le marché obligataire, le titre du premier groupe bancaire français bénéficie des déclarations du vice-Premier ministre belge, David Clarinval. Ce dernier estime que la participation de 5,7% détenue par l'État dans BNP Paribas n'est pas stratégique et a laissé entendre qu'il serait favorable à une cession, totale ou partielle, de cette participation.

"Sur le principe, je n'y suis pas opposé", a déclaré D.Clarinval, membre du parti MR (au sein de la coalition gouvernementale), dans un entretien accordé au journal 'L'Echo'. "BNP Paribas est un actif non stratégique qui représente une somme importante", a-t-il ajouté, précisant toutefois que cette option n'avait pas fait l'objet de discussions récentes au sein de la coalition. Le dirigeant a été interrogé au sujet d'une information rapportée par 'Bloomberg', selon laquelle certains membres du gouvernement seraient favorables à la vente de cette participation, une fois achevés d'autres processus de désinvestissement en cours. L'État belge procède notamment actuellement à la vente de 20% du capital de Belfius Bank.

À l'instar d'autres gouvernements européens, la Belgique cherche à tirer parti de la hausse des actions bancaires observée ces dernières années pour céder des participations acquises durant la crise financière mondiale. Les déclarations du ministre donnent un nouvel élan à l'idée d'inclure BNP Paribas dans cette dynamique de désinvestissement, alors qu'une proposition visant à vendre des actions BNP pour financer un fonds de défense avait été écartée l'an dernier, rappelle l'agence. L'État a déjà cédé une partie de sa participation dans BNP, acquise dans le cadre d'un accord conclu en 2008, qui a permis à la banque française de prendre le contrôle de la banque belge Fortis.