ArcelorMittal : marche arrière en Italie

Marche arrière pour ArcelorMittal en Italie. Le géant de l'acier, qui avait initialement convenu de racheter la participation de 51% qu'il ne détenait pas encore dans ArcelorMittal CLN Distribuzione I...

Marche arrière pour ArcelorMittal en Italie. Le géant de l'acier, qui avait initialement convenu de racheter la participation de 51% qu'il ne détenait pas encore dans ArcelorMittal CLN Distribuzione Italia, a renoncé à son projet après que le gouvernement italien a imposé des restrictions à cette opération en utilisant son "golden power". Le gouvernement transalpin a exercé ce dispositif visant à protéger les entreprises stratégiques, pour imposer des conditions à l'opération. Celles-ci incluaient l'obligation d'obtenir l'approbation de l'État pour toute réduction de la structure de l'entreprise ou des effectifs, ainsi que le maintien des activités existantes pendant cinq ans, selon des personnes proches du dossier citées par 'Bloomberg'.

ArcelorMittal ayant décidé de ne pas donner suite à l'opération, Acciaieria Arvedi, un sidérurgiste italien qui s'était déjà porté candidat pour la coentreprise plus tôt dans le processus, a formulé une nouvelle offre ferme, selon les sources de l'agence. ArcelorMittal et CLN ont accepté cette proposition ces dernières semaines, Arvedi prévoyant d'augmenter la production.

La création de la coentreprise entre ArcelorMittal et CLN (Coils Lamiere Nastri) en 2015 a réuni deux des plus importants distributeurs de produits sidérurgiques plats en acier au carbone. ArcelorMittal figure également parmi les principaux créanciers de l'entreprise, devançant les banques et autres fournisseurs. La coentreprise emploie environ 400 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 801 millions d'euros en 2022, selon son site Internet. Touchée par le déclin du secteur automobile, CLN poursuit par ailleurs un plan de cession d'actifs visant à permettre aux banques de recouvrer une partie de leur exposition initiale à l'entreprise.