La Bourse de New York évolue sans direction claire mercredi, après la publication d'une série de résultats trimestriels jugés de façon disparate par la place américaine, en attendant de connaître ceux des géants technologiques Alphabet et Amazon.
Vers 15H15 GMT, le Dow Jones prenait 0,59%, l'indice Nasdaq reculait de 0,51% et l'indice élargi S&P 500 restait stable (-0,04)%.
"Certaines actions enregistrent des fluctuations très importantes en fonction des résultats (...) mais elles n'influencent pas suffisamment les principaux indices à elles seules" pour donner une direction commune au marché, estime auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
Pour l'analyste, l'argent des investisseurs est donc simplement "transféré" d'une action à une autre, ou d'un secteur à l'autre.
Parmi les gagnants du jour, le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly bondissait de 7,58% à 1.079,53 dollars.
Ses résultats ont été supérieurs aux attentes pour le trimestre écoulé et l'entreprise est parvenue à surprendre positivement les investisseurs avec ses prévisions pour l'exercice fiscal en cours.
Eli Lilly bénéficie aussi des déboires boursiers de Novo Nordisk, son concurrent danois dans le secteur des traitements contre l'obésité.
De son côté, le spécialiste des semi-conducteurs Advanced Micro Devices (AMD) chutait de plus de 13% à 209,40 dollars l'action.
L'accueil réservé aux résultats de la société "est très intéressant et très révélateur, car si l'on regarde les chiffres, elle a dépassé les anticipations de revenus" pour le trimestre écoulé et ses prévisions dépassent les attentes des experts, souligne Steve Sosnick.
Selon lui, "cela n'a pas suffi, car le marché avait des attentes extrêmement élevées" pour AMD, l'un des principaux fabricants de puces dédiées à l'intelligence artificielle (IA) avec Nvidia.
Les résultats d'Alphabet (maison mère de Google) mercredi après la clôture et d'Amazon le lendemain serviront de nouveaux tests pour la place financière.
Au regard du poids de ces entreprises à Wall Street, toute déception "créera un vent contraire pour les indices", prévient M. Sosnick.
Côté indicateurs, le secteur privé a créé dans l'ensemble beaucoup moins d'emplois qu'attendu en janvier aux Etats-Unis, selon l'enquête régulière ADP/Stanford Lab.
D'après ce baromètre, 22.000 créations nettes d'emplois ont été enregistrées le mois dernier là où le consensus publié par MarketWatch tablait sur une hausse de 45.000 emplois.
"Le marché n'accorde généralement pas trop d'importance" à cet indicateur, préférant attendre les données officielles, assure Steve Sosnick. Le rapport mensuel du ministère du Travail, initialement attendu pour vendredi, a été reporté en raison d'une paralysie budgétaire partielle aux Etats-Unis.
Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts à 10 ans de l'Etat américain restait stable par rapport à la clôture la veille, à 4,27% vers 15H00 GMT.
Au tableau des valeurs, le spécialiste des serveurs et des infrastructures d'informatique à distance Super Micro Computer (+12,70% à 33,44 dollars) bondissait, porté par un bon deuxième trimestre - de son exercice décalé - et un relèvement de ces prévisions pour l'année complète, avec un chiffre d'affaires d'au moins 40 milliards de dollars désormais attendu.
Silicon Labs (+49,04% à 203,65 dollars), qui propose des solutions connectées dans le champ de la santé, de la domotique ou encore de l'industrie, s'envolait à l'annonce de son rachat par le fabricant américain de semi-conducteurs Texas Instruments pour 7,5 milliards de dollars.
L'action de Texas Instrument reculait de 0,60% à 223,87 dollars.
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