Wall Street persiste dans le vert malgré les déclarations contradictoires en provenance d'Ira...

Wall Street persiste dans le vert malgré les déclarations contradictoires en provenance d'Iran

Wall Street s'est maintenu en territoire positif mercredi en clôture, au lendemain d'un puissant rebond des indices boursiers sur des espoirs de paix au Moyen-Orient. Le S&P 500 a encore gagné 0,72% à 6.575 pts, le Dow Jones a progressé de 0,48% à 46.565 pts et le Nasdaq s'est adjugé 1,16% à 21.840 pts. Donald Trump qui avait laissé entendre la mardi qu'il envisageait de mettre un terme à l'offensive américaine en Iran sans pour autant rouvrir le détroit d'Ormuz dans l'immédiat st attendu de pied ferme dans le cadre d'une allocution télévisée dans la soirée. Côté iranien, Massoud Pezechkian a déclaré au président du Conseil européen, António Costa, que l'Iran avait la volonté nécessaire de mettre fin à cette guerre mais attendait "certaines garanties". Selon des propos initialement publiés par l'agence de presse officielle IRNA, le président iranien a également affirmé que "toute fin de la guerre au Moyen-Orient devait garantir la sécurité et les intérêts du peuple".

Donald Trump a précisé pour sa part prévoir la fin de la guerre contre l'Iran "d'ici deux à trois semaines", laissant entendre que les États-Unis avaient largement atteint leurs objectifs et laissaient désormais aux autres nations le soin de régler les problèmes liés au détroit d'Ormuz. Le président américain a encore indiqué qu'il était possible que l'Iran parvienne à un accord avec les États-Unis dans ce laps de temps, mais a affirmé qu'un tel accord n'était pas nécessaire pour que la guerre prenne fin... Trump a ajouté que les États-Unis se retireraient lorsque l'Iran serait incapable de se doter de l'arme nucléaire et a affirmé que le régime actuellement au pouvoir était meilleur que celui d'avant la guerre. "J'avais un seul objectif : qu'ils ne possèdent pas l'arme nucléaire, et cet objectif a été atteint", a lancé Trump qui estime ainsi qu'il y a eu "un changement complet de régime en Iran"..."Nous avons encore quelques cibles en suspens, si nécessaire nous reviendrons pour des frappes ciblées", a par ailleurs indiqué le président américain, qui prévoit d'exprimer ce soir son "dégoût" envers l'OTAN dans son discours et envisage "absolument" de se retirer de l'organisation.

Abbas Araghtchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, lui a répondu en indiquant que le futur du détroit d'Ormuz serait décidé par l'Iran et Oman. Le porte-parole du ministère a par ailleurs démenti l'affirmation de Trump selon laquelle l'Iran aurait demandé un cessez-le-feu... Selon Al Jazeera, les Gardiens de la révolution ont déclaré pour leur part que le détroit ne serait pas rouvert en raison des "démonstrations ridicules" du président américain.

Les cours du pétrole reculent ce jour, avec un baril de brut WTI en déclin à 98$ environ et un Brent de la mer du Nord en baisse de 2% à 101,55$.

Concernant la politique monétaire cette fois, le président de la Fed, Jerome Powell, a tenu lundi soir des propos plutôt "souples" dans une intervention à Harvard, minimisant l'impact des tarifs douaniers de Trump ou bien encore des rachats obligataires sur l'inflation et se montrant optimiste quant à l'évolution de l'économie. Powell a aussi jugé qu'il n'y avait pas de risque apparent de contagion de la crise du marché du crédit privé dans le système bancaire. Le timonier de la Fed juge que les taux sont actuellement bien positionnés pour 'attendre et voir'... Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité de statu quo monétaire le 29 avril à l'issue de la prochaine réunion reste de plus de 97%, tandis que pour la dernière réunion monétaire de l'année, le 9 décembre, les taux sont également attendus entre 3,50 et 3,75% ('proba' de 74,3%), au même niveau qu'actuellement. Une baisse d'un quart de point d'ici la fin de l'année ('proba' de 21,7%) est également envisageable... Le président de la Fed St. Louis, Alberto Musalem, a indiqué ce jour : "Il pourrait être tentant de toujours ignorer les effets des chocs d'offre négatifs sur l'inflation et de se concentrer sur leurs répercussions sur le marché du travail et la croissance".

Sur le front économique aux États-Unis, selon le dernier rapport d'ADP sur le sujet, les créations de postes non-agricoles aux États-Unis pour le mois de mars 2026 se sont établies au nombre de 62.000, contre un consensus FactSet de 40.000 et une lecture révisée à 66.000 pour le mois de février 2026.

L'embauche et la hausse des salaires sont restées stables en mars. Les plus petites entreprises ont été le principal moteur de la croissance de l'emploi pour le deuxième mois consécutif, tandis que l'embauche dans le commerce, les transports et les services publics a continué de reculer. "L'embauche globale est stable, mais la croissance de l'emploi continue de privilégier certains secteurs, notamment la santé. En mars, cette performance solide s'est accompagnée d'une augmentation des salaires pour les personnes ayant changé d'emploi", ajoute Nela Richardson, cheffe économiste d'ADP.

Les ventes de détail aux États-Unis pour le mois de février 2026 se sont établies en augmentation de 0,6% d'un mois sur l'autre, contre un consensus FactSet de 0,5%. Hors automobile, ces ventes se sont appréciées de 0,5% contre 0,3% de consensus. Enfin, hors automobile et essence, les ventes ont progressé de 0,4%, contre 0,3% de consensus.

L'indice PMI manufacturier final américain du mois de mars 2026 ressort sans grande évolution, à 52,3 contre une lecture préliminaire de 52,4. Le consensus était également logé à 52,4. L'indicateur se situait à 51,6 un mois avant... L'indice ISM manufacturier du mois de mars, qui vient lui aussi d'être publié, s'est affiché à 52,7, contre 52 de consensus FactSet et 52,4 un mois auparavant.

Jeudi, les inscriptions au chômage pour la semaine close le 28 mars et la balance commerciale de février seront surveillées. Vendredi, les opérateurs suivront le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi pour le mois de mars (consensus 60.000 créations de postes et 4,4% de chômage selon FactSet), ainsi que l'indice PMI composite final de mars et que le PMI des services...

Les valeurs

Nike (-15,5%) a décroché au plus bas d'une décennie à Wall Street, malgré des comptes légèrement supérieurs aux attentes sur le trimestre clos. Le géant des chaussures de sport prévoit en effet un déclin des ventes pour le trimestre en cours, estimé entre 2 et 4% en raison d'un net recul des ventes en Chine. Le chiffre d'affaires de Nike pour le trimestre clos le 28 février, troisième trimestre fiscal 2026, s'est élevé à 11,3 milliards de dollars, supérieur aux attentes - bien que stable par rapport à l'année précédente en données publiées. A devises constantes, l'activité sur le trimestre clos a reculé de 3%. La marge brute trimestrielle a décliné de 130 points de base à 40,2%. Le bpa dilué a été de 35 cents. "Ce trimestre, nous avons pris des mesures concrètes pour améliorer la santé et la qualité de nos activités. Le rythme des progrès varie selon les secteurs d'activité et les domaines prioritaires continuent de porter leurs fruits", a déclaré Elliott Hill, le directeur général de Nike. "Le travail n'est pas terminé, mais la direction est claire, nos équipes travaillent avec détermination et réactivité, et nos fondations se renforcent pour bâtir l'avenir de Nike"...

PVH (+9,7%), le propriétaire de Calvin Klein et Tommy Hilfiger a dépassé les attentes au 4e trimestre, affichant sur la période un bénéfice ajusté par action de 3,82$ contre 3,27$ un an avant, pour des revenus de 2,51 milliards de dollars en croissance de 6% en données publiées ou stables à devises constantes. Les revenus annuels sont en ligne avec la guidance, en croissance de 3% à 8,95 milliards. Le groupe introduit sa guidance 2026 et envisage des revenus en hausse légère, une marge opérationnelle relativement stable à 8,8% en base ajustée et un impact des tarifs douaniers évalué à 215 points de base.

ConAgra (-1,2%), le groupe alimentaire américain aux marques Snack Pack, Birds Eye, Hunts, Slim Jim ou Duncan Hines, a annoncé au titre de son 3e trimestre fiscal clos fin février 2026 des revenus de 2,8 milliards, en repli de 1,9% en données consolidées mais en hausse de 2,4% en organique. Le bénéfice net part du groupe a progressé de 38% à 200 millions de dollars soit 42 cents par titre, contre 145 millions un an plus tôt. Le bénéfice net ajusté part du groupe a régressé en revanche de 22% à 188 millions ou 39 cents par titre. Le consensus était de 2,76 milliards de revenus et 40 cents de bpa ajusté. En termes de perspectives, le groupe envisage pour l'exercice 2026 une évolution organique des ventes dans le milieu de la fourchette antérieure qui allait de -1% à +1%, pour une marge opérationnelle ajustée en haut de fourchette d'un range de 11 à 11,5%. Le bpa ajusté est attendu en bas de fourchette, à 1,70$, contre 1,70-1,85$ précédemment envisagé.

Oracle (+0,3%), le géant technologique américain supprime des milliers d'emplois face à la surveillance accrue de ses investissements colossaux dans l'IA. Le groupe software fondé par Larry Ellison a informé les employés concernés par courriel, hier, que leurs postes étaient supprimés dans le cadre d'une restructuration plus large qui devrait toucher des milliers de personnes.

Intel (+8,8%) a annoncé un investissement de 14,2 milliards de dollars pour racheter les 49% de parts auparavant cédées à Apollo Global dans son usine irlandaise. Le concepteur de processeurs reprendrait ainsi le contrôle total du site. En 2024, Apollo avait déboursé 11,2 milliards de dollars pour acquérir cette participation dans une coentreprise liée à l'usine de Leixlip, en Irlande.

Microsoft (-0,2%) prévoit, selon le Wall Street Journal, d'investir 5,5 milliards de dollars dans l'infrastructure cloud et d'intelligence artificielle à Singapour d'ici 2029, face à la demande croissante de compétences en IA et de puissance de calcul dans la cité-État. Brad Smith, vice-président du géant software de Redmond, cité par le WSJ, a déclaré ce mercredi que cet investissement servirait également à financer les opérations courantes.

OpenAI, la startup d'IA à l'origine de ChatGPT, a indiqué hier qu'elle avait finalisé sa dernière levée de fonds avec 122 milliards de dollars de capitaux engagés, pour une valorisation post-levée de fonds de 852 milliards de dollars. Ce tour de table a été mené auprès des partenaires stratégiques Amazon (+1,1%), Nvidia (+0,7%) et SoftBank, avec la participation de Microsoft.

SoftBank a co-dirigé ce tour de table aux côtés de a16z, D. E. Shaw Ventures, MGX, TPG et des comptes conseillés par T. Rowe Price Associates, Inc. Un large éventail d'institutions internationales a également participé, notamment Altimeter, Appaloosa LP, ARK Invest, des fonds affiliés à BlackRock, Blackstone, Coatue, D1 Capital Partners, Dragoneer, Fidelity Management & Research Company, Goanna Capital, Insight Partners, The Paragon Group, Sands Capital, Sequoia Capital, Sound Ventures, Temasek, Thrive Capital, UC Investments (Bureau du DSI de l'Université de Californie) et Winslow Capital. "Pour la première fois, nous avons ouvert la participation aux investisseurs via les banques, levant ainsi plus de 3 milliards de dollars auprès d'investisseurs particuliers. Aujourd'hui, nous annonçons également qu'OpenAI sera inclus dans plusieurs fonds négociés en bourse gérés par ARK Invest, élargissant ainsi l'actionnariat et donnant à davantage de personnes la possibilité de profiter des retombées économiques positives d'OpenAI et de l'ère de l'IA", détaille la startup.

Société(s) citée(s) :
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