LA TENDANCE
Peu d'évolution du CAC 40 ce mardi. L'indice de la bourse de Paris reprend timidement 0,2% en fin de matinée autour de 8.350 points après sa correction de plus de 1% hier. La place américaine, qui avait affiché une impressionnante séquence de rebond la semaine passée, de retour sur ses sommets historiques, n'a que légèrement consolidé lundi soir.
L'Iran s'est pour le moment abstenu de se prononcer sur sa participation à de nouvelles négociations de paix avec les Etats-Unis, malgré l'annonce par Donald Trump de l'envoi d'une délégation au Pakistan, semant l'incertitude quant à la possibilité de trouver une issue au conflit en cours avant l'expiration du nouvel ultimatum américain mercredi. L'agence de presse officielle iranienne a malgré tout rapporté que le président Massoud Pezeshkian avait déclaré que la guerre "n'était dans l'intérêt de personne et que la voie diplomatique devait être privilégiée pour apaiser les tensions".
De quoi laisser espérer une participation de dernière minute aux pourparlers de paix. En attendant, le trafic dans le détroit d'Ormuz reste quasiment paralysé après une brève réouverture ce week-end, qui s'est terminée par la première saisie d'un navire iranien par les États-Unis - soulignant la difficulté de rétablir l'activité dans ce détroit stratégique pour le commerce mondial. De quoi alimenter la remontée des cours du pétrole qui pointent à 95 $ le baril de Brent.
VALEURS EN HAUSSE
STMicroelectronics grimpe encore de 1,2% à 37,7 euros. JP Morgan a porté son objectif de cours de 24 à 38 euros ('neutre'). Le compartiment des puces reste recherché depuis plusieurs semaines en bourse de Paris, alors que les groupes dédiés aux semi-conducteurs continuent de bénéficier des annonces en provenance du secteur de l'IA qui alimente la demande mondiale de "semis". ASML Holding, le géant néerlandais, a déjà récemment relevé ses prévisions de ventes pour l'année, la forte augmentation des dépenses mondiales en intelligence artificielle stimulant la production de semi-conducteurs et la demande pour ses machines de fabrication de puces de pointe.
Pernod Ricard reprend 1,1% à 67,9 euros. La famille propriétaire de Brown-Forman privilégierait une éventuelle vente à Pernod Ricard plutôt que la proposition de son concurrent américain Sazerac, selon une source proche du dossier citée hier par 'Bloomberg'. Le fabricant du whisky Jack Daniel's verrait le groupe français comme le partenaire idéal car la nouvelle entité serait diversifiée géographiquement et par type de spiritueux, d'après cette même source. De plus, les conditions proposées pour le rapprochement avec Pernod permettraient à la famille d'acquérir une participation plus importante et une influence accrue.
Atos (+1% à 37,6 euros) a abaissé son objectif de chiffre d'affaires 2026, prévoyant désormais une décroissance organique entre -1% et -5% (croissance organique positive auparavant). La marge opérationnelle reste attendue à environ 7%.
TotalEnergies poursuit sa remontée de 0,8% à 75 euros.
VALEURS EN BAISSE
Plus forte baisse du CAC 40, Thales recule de presque 5% à 250 euros malgré un bon début d'exercice et le maintien de ses objectifs 2026. Sur le trimestre clos, le géant de la Défense a fait état d'un chiffre d'affaires de 5,32 milliards d'euros, en hausse de 9,7% en organique contre un consensus logé à 7,3%. Cinq commandes de défense d'une valeur unitaire supérieure à 100 millions d'euros ont été enregistrées au premier trimestre 2026, contre une seule à la même période en 2025. "Alors que les événements récents, notamment au Moyen-Orient, renforcent la pertinence de ses solutions, en particulier dans les domaines de la surveillance aérienne, de la défense aérienne et de la guerre des mines sous-marines, Thales continue de bénéficier d'une demande soutenue sur l'ensemble de son portefeuille", a déclaré l'entreprise. Les nouvelles commandes ont toutefois moins progressé qu'attendu en dépit du bond de 75% des commandes pour la division défense, à 4,65 milliards d'euros, contre des anticipations situées à 4,85 milliards d'euros. Thales a confirmé sa prévision d'une croissance organique annuelle de 6% à 7% avec une marge opérationnelle comprise entre 12,6 et 12,8%.
Safran abandonne 2,4% à 295,6 euros. Selon nos informations, Jefferies a dégradé le dossier à 'conserver', tout comme le titre Leonardo, considérant les deux groupes comme correctement valorisés compte tenu d'un " environnement plus difficile ".
Air France KLM cède 1,2% à10,13 euros. Les analystes de BNP Paribas ont ramené leur cible de 14 à 10 euros ('neutre').