Mi-séance Paris : sévère correction pour le CAC 40...

Mi-séance Paris : sévère correction pour le CAC 40

La tendance s'affiche nettement dans le rouge à mi-parcours ce jeudi sur les places européennes et en particulier pour le marché parisien. Le CAC 40 trébuche de 1,53% à 7.800 pts, effaçant aussi vite ses gains de la veille. Le DAX abandonne 1,2% environ, tandis que l'Euro Stoxx 50 chute de 1,8%. Wall Street n'est pas mieux loti, puisque le Nasdaq 100 retombe de 1,9% en pré-séance, effaçant son rebond d'hier soir, tandis que l'indice large S&P 500 cède 1,1%.

Les marchés boursiers asiatiques ont souffert plus tôt ce jour, avec un Kospi sud-coréen en net déclin de 3,52%, un Nikkei sanctionné de 2,65% ou encore un SSE chinois en retrait de 1,48%. L'indice Hang Seng a trébuché de 3%.

A Wall Street, les actions américaines étaient en hausse mercredi, tirées par l'IA, mais rechutent aussi vite en pré-séance ce jour. Tesla est attendu en territoire négatif désormais au lendemain de sa publication trimestrielle. Meta passe aussi dans le rouge avant bourse. IBM et Lam Research décrochent. Texas Instruments ne parvient pas à grimper, malgré des prévisions plus que robustes.

Les obligations souveraines restent une source de préoccupation majeure. En France, alors que la situation nationale inquiète au plus haut point, le rendement de l'OAT à 10 ans se tend encore plus, en hausse de 12 points de base à 5,11% ! Du jamais vu depuis juillet 2002, alors que la barre symbolique et fatidique des 5% vient juste d'être franchie. Le "spread" Bund-OAT, qui mesure l'écart de taux entre les obligations française et allemande, est désormais à plus de 170 points de base, niveau le plus important depuis 2011. Cet écart a fortement augmenté depuis fin septembre, sur fond d'inquiétudes concernant le poids de la dette française et la capacité du gouvernement à faire adopter un budget. Les violentes manifestations du week-end passé sont venues s'ajouter à ces difficultés politiques.

Le rendement souverain allemand à 10 ans évolue peu à 3,38%. Le T-Bond américain à 10 ans s'assagit à 5,07% de rendement. L'euro se traite à 1,1221$.

Le pétrole progresse, avec un baril de brut WTI en hausse de 2,7% et un Brent de la mer du Nord à +3,2% et 112,4$, après une légère faiblesse lors de la séance précédente. L'once d'or fin perd 1,4% à 4.085$.

L'actualité au Moyen-Orient reste très mitigée. Après de récentes informations faisant état de progrès diplomatiques, les dernières sources indiquent que les États-Unis et l'Iran ont élaboré des plans en vue d'une potentielle opération intensive de trois jours avant les élections de mi-mandat. Dans le même temps, les États-Unis réduisent leur présence au Moyen-Orient face au risque de reprise du conflit et à la poursuite des affrontements entre l'Arabie saoudite et les Houthis. Cette situation intervient après une frappe de drone sur le champ pétrolier de Shaybah, exploité par Saudi Aramco, dans la province orientale, qui a fait des victimes mercredi. Le marché pétrolier est ainsi de nouveau agité ce jour.

Sur le front des données macroéconomiques, l'indice français du climat des affaires pour octobre a dépassé les attentes (97 contre 95,8 de consensus FactSet). L'indice de confiance des consommateurs de la zone euro sera présenté dans l'après-midi. Les immatriculations de voitures neuves dans l'UE ont enregistré une hausse notable en septembre. Au Royaume-Uni, l'enquête CBI sur les tendances industrielles sera publiée avant les indices PMI de demain. Par ailleurs, le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Andrew Bailey, a mis en garde contre les risques pour la stabilité financière liés au recours à l'IA si le public venait à perdre confiance dans cette technologie.

Valeurs en hausse

ID Logistics (+9%) a publié un chiffre d'affaires de 1,178 milliard d'euros au 3e trimestre 2026, en progression de +25,6% sur un an. A données comparables, la croissance atteint +25%, après 22,6% au 2e trimestre et 17,2% au 1er trimestre. ID Logistics confirme sa confiance dans la réalisation d'une nouvelle année de forte croissance en 2026. Les priorités opérationnelles portent sur la montée en puissance des sites récemment ouverts, l'exécution des nouveaux projets et la préparation des pics d'activité du 4e trimestre, notamment le Black Friday et les fêtes de fin d'année.

Bastide Le Confort Medical (+2,4%), qui a publié des comptes dynamiques de l'exercice 2026, fait part de ses perspectives pour l'exercice 2026-2027. Porté par la croissance structurelle du secteur et un positionnement favorable à la poursuite de ses gains de parts de marché, le groupe entend capitaliser sur son potentiel de croissance organique et confirme son objectif de chiffre d'affaires d'au moins 500 ME en 2026-2027. Malgré une pression inflationniste sur certains postes de coûts, et en l'absence de nouvel ajustement tarifaire significatif attendu à ce stade sur l'exercice, le Groupe vise le maintien de sa marge opérationnelle courante au niveau atteint en 2025-2026, poursuivant un contrôle strict de ses coûts. Par ailleurs, l'exercice 2026-2027 bénéficiera de l'effet en année pleine de la baisse du levier financier enregistré en 2025-2026, qui se traduira par une nouvelle réduction des frais financiers.

Getlink (+0,6%) annonce un chiffre d'affaires de 521 millions d'euros (+10%) au 3e trimestre, soutenu par une solide performance de l'ensemble des activités. Le chiffre d'affaires d'Eurotunnel s'affiche en hausse de 4% à 383 millions d'euros grâce à la progression de l'activité des Navettes. Celui d'Eleclink progresse de 41% à 93 millions d'euros, soutenu par la pleine disponibilité de l'interconnexion et les opportunités offertes par les marchés de l'électricité. Europorte réalise un chiffre d'affaires en hausse de 7% à 45 millions d'euros. La performance du troisième trimestre permet au groupe de confirmer son objectif d'EBITDA pour 2026 compris entre 835 et 870 millions d'euros.

Sartorius Stedim Biotech (+0,6%) a poursuivi sa trajectoire commerciale positive au cours des neuf premiers mois de 2026 et a enregistré une croissance robuste de son chiffre d'affaires et de sa rentabilité. La période a également été marquée par une amélioration significative de la génération de trésorerie et par une nouvelle réduction de l'endettement. Au cours des 9 premiers mois de l'exercice, Sartorius Stedim Biotech a généré un chiffre d'affaires de 2,289 milliards d'euros, le chiffre d'affaires opérationnel ayant progressé de 7,8% à taux de change constant par rapport à la même période l'année précédente. Le bénéfice net s'est élevé à 277 ME, enregistrant une croissance de +26,7%. Le bénéfice courant net a augmenté de +9,4% pour atteindre 350 ME. En ce qui concerne la rentabilité, la direction continue de prévoir une augmentation de la marge d'EBITDA courant à un niveau légèrement supérieur à 31% en 2026.

Wendel (+0,4%) publie son activité du 3e trimestre, marquée par "de solides performances des activités de Wendel Investment Managers" avec une croissance des revenus à périmètre identique et taux de change constant de +10% depuis le début de l'année, une poursuite de la rotation active du portefeuille de WPI (environ 1,6 milliard d'euros de cristallisation de valeur avec les cessions de Stahl - finalisée - et d'IHS, 20% au-dessus de l'ANR), une structure financière solide, avec des maturités longues et un ratio LTV à 9,5% au 30 septembre 2026, et un ANR par action de 167 euros au T3 2026, en hausse de +5,1% par rapport au T2 et de +3,9% depuis le début de l'année.

Ipsen (+0,9%) relève à nouveau ses prévisions pour l'exercice en cours après avoir dévoilé un chiffre d'affaires en hausse de 24,6% à taux de change constant (TCC) au cours des neuf premiers mois de l'année (+23% en données publiées), avec une croissance du portefeuille stratégique de 24,2% à TCC. Le laboratoire spécialisé dans l'oncologie et les maladies rares a enregistré une hausse organique de son activité de 26,7% sur le seul troisième trimestre.

Maurel & Prom (+0,5%) fait le point sur son activité à neuf mois. La production du groupe en part M&P est de 39.126 bep/j sur les neuf premiers mois de 2026, en hausse de 4% par rapport à 2025, avec une accélération au T3 (+8% par rapport au T2). Dans le détail, le groupe fait état d'une production en part M&P de 13.710 b/j au Gabon et de 3.973 b/j en Angola, d'une production de gaz en part M&P de 67,0 Mpc/j en Tanzanie, d'une production de gaz en part M&P de 10,3 Mpc/j en Colombie et d'une production d'huile en part M&P Iberoamerica de 8.558 b/j au Venezuela. Le groupe souligne la forte progression de la production valorisée à 521 M$ (+32%) et du chiffre d'affaires consolidé à 574 M$ (+17%) sur neuf mois.

Parmi les rescapés sur le CAC, L'Oréal grappille 0,2%, TotalEnergies prend 0,5%, Danone 1,4% et Orange 0,3%. Eurofins Scientific monte de 1,2% et Bureau Veritas de 1,1%.

Valeurs en baisse

FDJ United (-5,3%) a publié un chiffre d'affaires à fin septembre en recul prononcé de 5,6% à 2,576 milliards d'euros, "impacté par des aléas propres aux jeux d'argent, une baisse de fréquentation des points de vente dans un contexte conjoncturel défavorable et des hausses de fiscalité". Le CA du 3e trimestre décline de 8,1% à 794 millions d'euros. Les objectifs 2026 sont ajustés, le groupe anticipant désormais une baisse 'low-single digit' (à un chiffre bas) du PBJ et 'mid-single digit' (d'environ 5%) du chiffre d'affaires, pour une marge d'EBITDA courant "autour de 23%".

Thales (-0,7%) fait état d'un chiffre d'affaires sur neuf mois de 16,42 milliards d'euros, en hausse de +8,1% à périmètre et taux de change constants (+7,6% de variation totale). Sur le troisième trimestre, le chiffre d'affaires s'élève à 5,473 MdsE, en croissance organique de +8,7% (+9,7% en variation totale), contre un consensus de 5,38 MdsE. Les solides performances de Thales en 2026 couplées à des perspectives favorables dans l'ensemble de ses marchés conduisent le groupe à attendre une croissance organique du chiffre d'affaires annuel désormais dans le haut de la fourchette de +6% à +7% précédemment communiquée, voire au-delà. Le groupe confirme en outre ses autres objectifs financiers.

Nexans (-6,6%) publie ses chiffres d'activité à neuf mois et confirme ses perspectives 2026. Le chiffre d'affaires standard a approché les 5 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de 2026 avec une croissance organique de 3,9 % et une forte progression au troisième trimestre 2026 à 9%. Le chiffre d'affaires standard s'est élevé à 4,95 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de 2026, en hausse de 10,1% sur un an, dont 3,9% de croissance organique, +5,6% d'effet de périmètre grâce aux acquisitions et +0,6 % d'effet de change. Les perspectives annuelles 2026 sont confirmées, telles que relevées en juillet 2026, à savoir un EBITDA ajusté de 770 à 840 millions d'euros, pour un flux de trésorerie disponible de 235 à 325 millions.

Hermès (-7,8%) rate le consensus au troisième trimestre. Le sellier enregistre sur la période des ventes équivalentes à celles du deuxième trimestre, à 4,1 MdsE, soit une croissance de 4,3% à taux de change constants (vs 5,29% attendus) et de 5,5% à taux de change courants. Il s'agit du rythme de croissance trimestrielle le plus faible enregistré par le groupe depuis six ans. Toutes les régions sont en progression, à l'exception du Moyen-Orient, malgré la dégradation du contexte macroéconomique et géopolitique, précise la firme.

SMCP (-10,7%) dévoile un chiffre d'affaires de 888 ME sur les neuf premiers mois de l'année, quasi-stable en organique (-0,2%). La société enregistre une croissance en comparable dans toutes les régions, hors France, portée par l'Amérique, permettant une progression des ventes like-for-like du groupe à +0,7%. Le chiffre d'affaires du seul troisième trimestre ressort à 291 ME, en recul de 2% en organique.

Exail (-0,1%) a remporté l'une de ses plus importantes commandes de systèmes de navigation pour équiper une flotte de drones de surface, annonce le groupe. Une marine de premier plan a ainsi sélectionné le groupe pour fournir les systèmes de navigation inertielle de sa flotte de drones de surface (USV). Cette commande, portant sur des systèmes de la gamme Marins, représente "plusieurs dizaines de millions d'euros" et constitue l'une des plus importantes commandes de systèmes de navigation jamais enregistrées par le groupe.

Solocal (-1,4%). Dans un contexte conjoncturel qui reste difficile pour son coeur de cible du fait du nombre record de faillites et de la situation économique, Solocal fait tous ses efforts pour atteindre l'ensemble de ses objectifs pour l'exercice 2026. Le groupe vise un chiffre d'affaires en hausse au 4e trimestre 2026 par rapport au 4e trimestre 2025, croissance externe incluse, ainsi qu'une progression continue de sa rentabilité, avec une marge d'EBITDA attendue aux environs de 20% sur l'exercice. Toutefois, les récents évènements nous conduisent à être prudents, indique le management de Solocal. Par ailleurs, le groupe reste attentif à de nouvelles opportunités d'acquisitions ciblées.

Ubisoft chute de 7,3% dans un marché animé ce jeudi, alors que BNP Paribas vient de dégrader la valeur à 'sous-performer' avec un objectif de cours de 3,5 euros seulement. Opmobility (-1,9%) souffre encore sur une dégradation à 'neutre' de JPMorgan, qui coupe son objectif à 12 euros.

Sur le CAC, Schneider Electric abandonne encore 3,8%. Les bancaires corrigent, BNP Paribas abandonnant 4,2%, Société Générale 3,8% et Crédit Agricole 2,8%.

Fnac Darty (stable) confirme anticiper pour 2026 une progression de son taux de marge opérationnelle courante et de son cash-flow opérationnel. Au 3e trimestre 2026, le chiffre d'affaires du Groupe Fnac Darty s'établit à 2,509 milliards d'euros, en progression de +1,8% LFL par rapport au 2e trimestre 2025. La France est quasi-stable à -0,4% LFL, c'est-à-dire qui exclut les effets de change, les variations de périmètre, les ouvertures et fermetures de magasins. Le Reste de l'Europe affiche une forte croissance (+5% LFL).

Société(s) citée(s) :
https://bourse.fortuneo.fr/actualites/mi-seance-paris-severe-correction-pour-le-cac-40-1645674
Fortuneo