Nouveau coup dur dans le monde du logiciel. IBM plonge de 15% en pré-séance à Wall Street et entraîne avec lui les grandes valeurs européennes du secteur telles que Capgemini, Dassault Systèmes ou encore SAP. A Paris, Sopra Steria est également chahuté. International Business Machines a fait état de revenus préliminaires inférieurs aux prévisions au deuxième trimestre, les clients ayant donné la priorité aux dépenses liées aux infrastructures d'IA, notamment l'achat de serveurs, de solutions de stockage et de mémoire pour anticiper les pénuries d'approvisionnement touchant l'ensemble du secteur, ce qui a pesé sur les dépenses consacrées aux logiciels de l'entreprise.
Ces résultats reflètent également une réorientation, à l'échelle du secteur, des dépenses technologiques vers les infrastructures d'IA, au détriment des budgets consacrés aux logiciels traditionnels.
Comme la plupart des sociétés de logiciels, IBM tente d'intégrer l'IA dans ses produits et a mis en avant sa capacité à fournir aux clients les technologies les plus récentes. L'entreprise s'efforce de convaincre les investisseurs que l'IA renforcera son activité plutôt que de la remplacer. Mais elle peine à convaincre.