Les marchés asiatiques évoluent dans le vert jeudi dans les premiers échanges, mus comme la veille par l'optimisme avant une allocution du président américain Donald Trump, qui envisage la fin de la guerre en Iran d'ici deux à trois semaines.
L'indice Nikkei à Tokyo gagnait 0,62% à 54.075,97 points vers 00H20 GMT, tandis qu'à Séoul le Kospi avançait de 1,2%. Sydney progressait de 0,5%.
Les bourses mondiales ont terminé en forte hausse mercredi, entraînées par un vent d'optimisme après le calendrier de sortie du conflit avancé par Donald Trump.
Les cours du pétrole ont aussi été apaisés par la perspective. Vers 00H10 GMT la référence mondiale du brut, le baril de Brent de la mer du Nord, perdait 1,75% à 99,39 dollars. Son équivalent américain, le WTI, reculait de 2,21% à 97,91 dollars.
Les marchés attendent désormais un discours du président américain prévu à 01H00 GMT, et "tout commentaire sur la situation en Iran sera scruté par les investisseurs", souligne Keita Yamaguchi de Monex.
"Outre la perspective d'un cessez?le?feu, (ceux-ci) surveilleront d'éventuels signaux d'avancées vers la réouverture du détroit d'Ormuz, un élément clé" en Asie, et notamment pour les valeurs japonaises, estime Ryotaro Sawada du Tokai Tokyo Intelligence Lab.
La Première ministre nippone Sanae Takaichi a de nouveau appelé mercredi à un "apaisement rapide" du conflit et à "garantir la sécurité de navigation", en marge d'une rencontre avec le président français Emmanuel Macron.
Quelque 94% du pétrole du Japon provient du Moyen-Orient et 93% transite par le détroit d'Ormuz.
Selon un haut responsable de la Maison Blanche sollicité par l'AFP, Donald Trump va une fois encore "souligner que l'armée américaine a atteint tous les objectifs fixés avant l'opération".
D'après la même source, il va aussi "réaffirmer que l'objectif est de conclure l'opération dans deux à trois semaines".
Selon une publication du président américain sur Truth Social mercredi, son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, aurait demandé "un cessez-le-feu", une affirmation qualifiée de "fausse" par Téhéran.
"Des messages ont été reçus à travers des intermédiaires, incluant le Pakistan, mais il n'y a pas de négociations directes avec les Etats-Unis", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, cité par l'agence Isna, qualifiant les demandes de Washington de "maximalistes et irrationnelles".
Massoud Pezeshkian avait évoqué mardi une volonté "de mettre fin" à la guerre, mais listé des exigences, comme des garanties de sécurité et des compensations financières.
Dans une lettre ouverte adressée au peuple américain, il a estimé mercredi que les attaques israélo-américaines contre les infrastructures énergétiques de son pays constituaient "un crime de guerre".
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