Le dollar se replie lundi, relâchant une partie de ses gains engrangés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, alors qu'une légère accalmie s'installe sur le marché du pétrole.
Vers 19H00 GMT, le billet vert perdait 0,91% face à la monnaie unique européenne, à 1,1522 dollar pour un euro, et reculait de 0,81% face à la devise britannique, à 1,3335 dollar pour une livre.
Malgré les incertitudes persistantes autour du conflit, "les marchés semblent montrer des signes de soulagement", expliquent les analystes de Scotiabank.
Le passage d'un navire non iranien par le détroit d'Ormuz suscite l'espoir d'une amélioration de la circulation dans cette zone stratégique, par laquelle transite un cinquième du trafic mondial de pétrole.
Et Donald Trump intensifie la pression sur plusieurs pays pour contribuer à rouvrir le détroit.
En conséquence, les prix de l'or noir profitent d'une détente après leur flambée des dernières semaines.
Le pétrole étant libellé en dollar, une baisse des prix du brut est de nature à entraîner dans son sillage la monnaie américaine, qui a gagné environ 2,5% depuis les premières frappes israélo-américaines sur l'Iran il y a deux semaines.
Outre la géopolitique, les regards seront aussi tournés vers la réunion de la banque centrale américaine (Fed) mardi et mercredi, à l'issue de laquelle un maintien des taux dans leur fourchette actuelle est largement anticipé.
"Des questions vont très certainement être soulevées quant à l'inflation maintenant que le conflit est entré en ligne de compte", remarquent les analystes de Monex USA.
Avant même la guerre, en janvier, l'indice d'inflation PCE, indicateur scruté par la Fed et publié vendredi, s'affichait en très léger ralentissement à 2,8% sur un an, supérieur à l'objectif de 2% visé par l'institution monétaire américaine.
Les analystes s'attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d'Angleterre et la Banque du Japon (BoJ), qui publient leur décision jeudi, maintiennent leur taux directeur inchangé, tout comme la Banque du Canada mercredi.
Avant elles, Banque centrale d'Australie (RBA), qui rend son verdict mardi, "devrait être la première banque centrale du G10 à relever ses taux en réponse à ce choc", projette Lee Hardman, analyste chez MUFG.
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19H00 GMT 22H00 GMT
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