Le dollar se renforce vendredi, soutenu par l'absence d'avancées diplomatiques sur le conflit au Moyen-Orient, malgré la rencontre entre les présidents américain et chinois, tandis que la livre pâtit de la situation politique tumultueuse au Royaume-Uni.
L'espoir jeudi était "que la rencontre Trump-Xi puisse donner lieu à quelques gros titres positifs (y compris sur l'Iran) qui auraient plafonné le billet vert et dopé le sentiment" de risque, mais "pour l'instant, c'est trop peu", constate Francesco Pesole, d'ING.
Le président américain s'est contenté d'évoquer des propos encourageants de Xi Jinping, assurant que la Chine ne fournirait pas d'armes à l'Iran et qu'elle pourrait contribuer à la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le dollar bénéficie également de récentes données économiques américaines, notamment une hausse de l'inflation, qui renforce les anticipations d'un resserrement monétaire de la Réserve fédérale, ajoute l'analyste.
Vers 10H10 GMT (12H10 à Paris), la devise américaine prenait 0,29% à la monnaie unique européenne, à 1,1635 dollar pour un euro, et 0,31% face à la livre sterling, à 1,3361 dollar.
Jeudi, la devise britannique avait perdu près de 0,9 %, après l'intensification des manoeuvres de rivaux potentiels du Premier ministre Keir Starmer au sein du Parti travailliste.
Les marchés redoutent à la fois "la perspective d'un virage à gauche majeur qui anéantirait la croissance et creuserait un déficit encore plus important dans les finances publiques britanniques", et "l'incertitude liée à la tentative de destitution de Keir Starmer", résume Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Parmi les possibles challengeurs de M. Starmer, le populaire maire du grand Manchester Andy Burnham a profité d'une aide notable jeudi soir lorsqu'un député local a annoncé renoncer à son siège pour lui permettre de concourir à une législative partielle.
Si M. Burnham remporte cette élection d'ici quelques semaines, il deviendrait député à Westminster, une condition indispensable pour pouvoir briguer la direction du Parti travailliste.
Plus tôt jeudi, le ministre de la Santé, Wes Streeting, également cité parmi les possibles rivaux de Keir Starmer, a annoncé sa démission du gouvernement.
Déjà propulsés par un contexte économique mondial rendu incertain par la guerre, les taux d'intérêt des emprunts d'Etat britanniques grimpaient vendredi.
Celui à 10 ans s'est envolé à 5,144%, un niveau qu'il n'avait pas connu depuis la crise financière de 2008, tandis que celui à 30 ans a atteint vers 10H30 GMT un sommet depuis 1998, à 5,817%.
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10H10 GMT 22H00 GMT
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