Le dollar s'affiche quasiment stable jeudi face aux autres grandes devises, pris entre le rebond des prix du pétrole et le léger repli des taux obligataires américains.
Vers 18H45 GMT, le billet vert ne perdait que 0,06% face à la monnaie unique européenne, à 1,1204 dollar pour un euro et 0,05% face à la devise britannique, à 1,3221 dollar pour une livre.
"Le dollar est entré dans une phase de consolidation après un fort rebond en septembre" et se retrouve face à "un important plafond technique", remarque dans une note Michael Boutros, analyste de Forex.com.
Le Dollar index, qui compare le billet vert à un panier d'autres grandes monnaies, s'est octroyé environ 2,52 % depuis début septembre.
La monnaie américaine profite notamment de "la hausse des prix de l'énergie et la recrudescence des tensions géopolitiques", selon les analystes de Convera.
Jeudi, les cours de l'or noir bondissaient d'environ 4 %, emportés par des informations de presse selon lesquelles la Maison Blanche pourrait frapper à nouveau l'Iran avant les élections législatives de mi-mandat prévues le 3 novembre aux Etats-Unis.
L'envolée des prix du brut, libellés en dollars, accroît mécaniquement la demande de billets verts pour acheter des barils.
La devise continue aussi de surfer sur l'attente d'une nouvelle hausse des taux d'intérêt par la banque centrale américaine (Fed).
La plupart des responsables monétaires ont estimé qu'un nouveau tour de vis "serait très vraisemblablement appropriée d'ici la fin de l'année" pour calmer l'inflation, d'après le compte rendu de leurs débats de septembre publié mercredi.
Selon l'outil de veille CME FedWatch, les investisseurs parient sur un resserrement lors de la réunion de décembre, après un statu quo en octobre.
Le billet vert a toutefois reculé en séance jeudi, de concert avec les taux obligataires, après une émission de titres du Trésor qui a recueilli une forte demande.
En parallèle, les cambistes continuent de surveiller la situation budgétaire en France.
L'euro s'est enfoncé depuis que le gouvernement français a dévoilé son projet de budget pour 2027 il y a une semaine, les investisseurs s'inquiétant de la soutenabilité de la dette et de l'état des finances publiques du pays.
"Avec des élections présidentielles prévues pour avril prochain, la probabilité de réformes budgétaires d'ici là est faible, ce qui devrait maintenir la pression baissière sur l'euro", estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
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