L'Europe est à la traîne. Selon Borje Ekholm, DG d'Ericsson, l'Europe risque de prendre du retard en matière d'intelligence artificielle si elle n'accélère pas le développement de ses réseaux. S'exprimant auprès de 'Bloomberg News' au MWC de Barcelone, Börje Ekholm a comparé défavorablement la lenteur de l'Europe dans le déploiement de la 5G à celle de la Chine, estimant que le pays asiatique est mieux préparé pour adopter l'IA à grande échelle grâce à une infrastructure mobile plus sophistiquée.
"La Chine a déjà déployé un réseau 5G autonome", a-t-il déclaré. "Grâce à des modèles linguistiques simples, elle est en excellente position pour développer des cas d'usage... L'Europe a choisi d'être un musée", a-t-il ajouté. "C'est un choix que les citoyens européens doivent assumer".
Le fabricant suédois d'équipements de réseau, tout comme son concurrent Nokia, est confronté depuis des années à une faible demande, les investissements anticipés des opérateurs dans la technologie 5G ne s'étant pas concrétisés. L'entreprise a annoncé en janvier son intention de supprimer environ 1.600 emplois en Suède dans le cadre d'un plan plus vaste de réduction des coûts. B.Ekholm a été un critique virulent des régulateurs européens, les exhortant à autoriser davantage de consolidation et à investir davantage dans la technologie.
La Chine, dont le réseau 5G a été en grande partie déployé par Huawei Technologies, concurrent d'Ericsson, possède un écosystème dynamique de développeurs d'IA, allant des géants d'Internet comme Alibaba Group aux startups telles que Zhipu et MiniMax. Ces entreprises ont récemment lancé plusieurs nouveaux modèles d'IA qui ont obtenu d'excellents résultats aux tests de référence internationaux pour l'IA open source.