La Bourse de Paris termine le mois en hausse et repasse le seuil des 8.500 points...

La Bourse de Paris termine le mois en hausse et repasse le seuil des 8.500 points

La Bourse de Paris a terminé la semaine et le mois en hausse, grâce à une saison des résultats d'entreprises "incroyable" d'après une analyste, qui rassure les investisseurs face aux aléas du pétrole, de l'inflation et de la volatilité de l'IA.

L'indice du CAC 40 a repassé le seuil symbolique des 8.500 points en progressant de 24 points (+0,28%) à 8.509,64 points.

La veille, le panier des 40 grandes valeurs françaises avait gagné 0,92% à 8.485,64 points.

"C'est une saison qui est incroyable à la fois aux Etats-Unis et en Europe", relève Isabelle de Gavoty, gérante actions chez AllianzGI.

"Le consensus attendait une croissance de 14%. Aujourd'hui, on est plutôt sur une croissance de 16%, qui est tirée essentiellement par le secteur de l'énergie et le secteur des financiers", ajoute-t-elle.

Ce vendredi, les investisseurs ont plébiscité la doyenne des industries françaises, Saint-Gobain (+6,89% à 81,28 euros), après un chiffre d'affaires et un bénéfice net en recul, mais "au-dessus des attentes".

La cote a également été tirée par Euronext (+6,16% à 158,60 euros) et Engie (+3,99% à 27,11 euros).

Hors CAC 40, sur l'indice élargi SBF 120, les spécialistes du placement se sont enflammés pour Worldline (paiement électronique, +22,25% à 12,18 euros).

Les bons résultats des entreprises françaises ont permis aux investisseurs d'oublier l'inflation en France, à 2,1% sur un an en juillet contre 1,8% en juin.

L'inflation est tirée par les prix de l'énergie avec le pétrole toujours à la hausse vendredi soir vers 19H00 (+1,09%, à 90 dollars, pour le baril de Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe).

Les risques de hausse des prix propulsaient toujours les taux d'emprunt français juste à près de 4% vendredi soir.

Globalement, le marché obligataire accusait aussi le coup des propos du président de la Réserve fédérale mercredi.

Sans relever les taux, Kevin Warsh s'en est remis aux marchés pour réguler l'offre et la demande de capitaux.

"Le président Warsh a adopté un ton ferme sur l'inflation, sans toutefois expliquer de manière convaincante pourquoi les taux avaient été maintenus inchangés, ce qui risque d'entamer la crédibilité de la Fed à un moment où la dette américaine atteint des niveaux records", selon Mark Dowding, Chief Investment Officer chez BlueBay Fixed Income.

"La stabilité financière mondiale repose en grande partie sur la Fed. Il sera donc essentiel que Warsh prenne les bonnes décisions et inspire confiance, en démontrant qu'il suit une stratégie claire, plutôt que de donner l'impression de vouloir simplement réduire le rôle de la banque centrale et laisser les marchés s'autoréguler", ajoute-t-il.

© 2026 AFP

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