Emeis décroche de 7,5% à 13,9 euros, le leader européen de la prise en charge globale de la dépendance s'exposant à des poursuites judicaires après un changement de stratégie. Le groupe suisse Tertianum explique que Emeis, propriétaire de Senevita, a annoncé de manière inattendue son intention de ne pas exécuter le contrat d'achat précédemment conclu alors que toutes les conditions de réalisation - y compris l'approbation des autorités de la concurrence compétentes - sont remplies.
Tertianum évoque un changement de stratégie de la part d'Emeis. "Cette démarche est en contradiction manifeste avec les obligations contractuelles, et le retard dans l'exécution du contrat constitue une violation de celui-ci. Pour Tertianum, cette démarche est inattendue".
Tertianum et ses actionnaires continuent d'exiger la réalisation de la transaction conformément aux dispositions contractuelles dans les plus brefs délais. À cet effet, Tertianum a d'ores et déjà engagé des actions en justice. Le Tribunal de commerce du canton de Zurich a rendu, à la demande de Tertianum, une ordonnance superprovisionnelle interdisant aux vendeurs de prendre certaines mesures en lien avec les activités de Senevita. Tertianum se réserve par ailleurs le droit d'engager d'autres actions juridiques.
Mi-décembre, Emeis avait annoncé avoir finalisé des accords de cession avec Tertianum. Ces accords comprenaient les activités maison de retraite en Suisse ainsi que du patrimoine immobilier s'y afférant pour une valeur totale de 250 millions de francs suisses, soit près de 270 ME.