Clôture Wall Street : le Nasdaq replonge brutalement...

Clôture Wall Street : le Nasdaq replonge brutalement

Wall Street replonge avec les valeurs de l'IA ! Le Nasdaq termine ce soir en très forte baisse de 2,6% à 26.009 pts, contre une correction de 1,21% sur le S&P 500 à 7.663 pts. Le Dow Jones s'en tire bien avec une hausse anecdotique de 0,02% à 52.868 pts. La chute a emporté surtout avec elle les principales valeurs de l'IA, alors que les doutes persistent sur l'écosystème et le financement de ses infrastructures.

Les dernières publications financières, comprenant notamment Meta, Tesla, IBM, Lam Research et Texas Instruments dans la 'tech', n'ont donc absolument pas rassuré. Parmi les dossiers les plus médiatiques du secteur de l'intelligence artificielle, Nvidia a cédé 4,4% ce soir, AMD 8,1%, Intel 8%, Micron 6,3%, SK Hynix 8,1% et Broadcom 4,3%. Les néoclouds ont également décroché. CoreWeave a replongé de 10%, Nebius de 7,2% et IREN Ltd de 8,4% !

Les indices rechutent donc au lendemain d'un rebond technique à l'approche de leurs meilleurs niveaux. Le secteur des semi-conducteurs, celui des mémoires et la majeure partie des 'Magnificent 7', qui avaient hier bien performé, retombent aussi vite ce jeudi. En Asie ce matin, les marchés ont subi une forte pression, avec des baisses supérieures à 3,5% en Corée du Sud et à 2,5% au Japon. En Europe, les marchés sont également en fort repli.

Les obligations du Trésor américain restent sous surveillance. Le rendement du T-Bond à 10 ans est retombé de 18 points de base (!) à 4,96%, alors que celui du '30 ans' est revenu à 5,29%, en baisse de 15 points de base, sur une sorte de "fuite vers la qualité" après la flambée des rendements souverains français à 10 ans sur les 5%. L'indice dollar se stabilise face à un panier de devises ce soir. L'or perd 2,9% à 4.022$ l'once. Le bitcoin revient à 81.300$ environ.

Le pétrole brut WTI évolue vers les 99$ le baril avec les tensions au Moyen-Orient. Le pétrole est soutenu par des informations suggérant une intensification potentielle des activités militaires au Moyen-Orient, ravivant les inquiétudes quant à une éventuelle reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran dans les semaines à venir, ce qui pourrait menacer l'approvisionnement en pétrole. Ces craintes sont en partie alimentées par un article du New York Times selon lequel les États-Unis et Israël auraient élaboré des plans en vue de nouvelles frappes contre l'Iran après les élections de mi-mandat américaines en novembre, ciblant les infrastructures énergétiques, les installations nucléaires et l'arsenal de missiles du pays. Pendant de temps, les attaques contre l'Arabie saoudite s'intensifient. Washington a ordonné par ailleurs au personnel non essentiel du gouvernement américain de quitter l'Arabie saoudite.

Sur la thématique de l'IA, les derniers résultats publiés ne remettent pas fondamentalement en cause la dynamique globale de la demande en matière de calcul. Toutefois, les prévisions de dépenses d'investissement de Tesla, révisées en baisse, ont déçu certains. Pour Meta, des éléments positifs sont à noter, puisque les lourds investissements semblent offrir désormais de réelles perspectives de monétisation, autour notamment de 'Muse'. Néanmoins, le groupe a annoncé selon Bloomberg avoir pris des engagements futurs de dépenses d'environ... 825 milliards de dollars au titre de divers contrats et baux, dont une grande partie concerne la puissance de calcul et les infrastructures dédiées à l'IA... Enfin, les prévisions de Lam Research ont déçu, face à des attentes très élevées.

Les obligations du Trésor US profitent donc du coup d'arrêt subi par le thème de l'IA et d'un mouvement de fuite vers la qualité face notamment à une nouvelle hausse des rendements obligataires français sur les 5% pour l'OAT à 10 ans.

Sur le front économique ce jour, les inscriptions au chômage ont diminué davantage que prévu la semaine passée aux États-Unis. Le Département américain au Travail a annoncé pour la semaine close au 17 octobre des inscriptions au chômage au nombre de 194.000, en repli de 6.000 par rapport au niveau révisé de la semaine antérieure. Le consensus était exactement à 200.000... L'indice des indicateurs avancés américains du Conference Board pour le mois de septembre 2026 s'est affiché stable d'un mois sur l'autre, alors qu'il était attendu en léger repli de 0,1% selon le consensus établi par FactSet.

Les indices PMI mondiaux et notamment américains sont attendus demain pour le mois d'octobre. Ils devraient confirmer la forte expansion de l'activité américaine (15h45, consensus FactSet 57,3 pour le PMI composite préliminaire, 55,5 pour le manufacturier et 57,9 pour les services). L'indice final du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour octobre est attendu également demain (16h, consensus 46,3).

Les valeurs

Tesla (-3,1%) a dépassé les attentes pour son 3e trimestre fiscal, au lendemain d'une publication assez impressionnante de SpaceX. Le constructeur automobile texan a toutefois battu le consensus de manière un peu moins spectaculaire que le groupe d'astronautique, vol spatial et IA d'Elon Musk. Tesla a réalisé sur le trimestre clos un bénéfice ajusté par action de 48 cents (-4%), contre 44 cents de consensus. Les revenus ont atteint 28,05 milliards de dollars, stables en glissement annuel, à comparer à un consensus de 27,9 milliards. L'EBITDA ajusté a été de 3,9 milliards de dollars, en repli de 8% mais supérieur lui aussi au consensus, représentant une marge de 13,9%, contre 11,6% sur le précédent trimestre et 15% un an plus tôt.

Les revenus du segment automobile se sont tassés de 3% à 20,6 milliards environ, contre 2,9 milliards (-16%) pour le segment dédié à la génération d'énergie et au stockage. Les services & autres ont représenté 4,6 milliards (+33%). Sur le front de la rentabilité, Tesla a dégagé un bénéfice opérationnel GAAP trimestriel de 0,72 milliard de dollars (-56%) et un bénéfice net de 0,79 milliard (-43%) pour le trimestre clos, ainsi qu'un bénéfice net ajusté de 1,7 milliard (-4%). Le cash flow opérationnel a représenté 6,3 milliards et le free cash flow 1,5 milliard. Concernant les opérations, le constructeur de VE met en avant la production et la livraison de son 10 millionième véhicule, l'intégration du Cybercab à la flotte de robotaxis à Austin, ainsi que la production record de la Gigafactory de Berlin.

Notons aussi que le groupe a réduit de 5 milliards de dollars ses plans de dépenses de capitaux 2026, à environ 20 milliards de dollars contre 25 milliards précédemment. L'ajustement intervient après un trimestre marqué par des dépenses de 4,7 milliards de dollars (3,2 milliards de moins que le consensus). Cette maîtrise des dépenses a permis à Tesla de générer 1,53 milliard de dollars de flux de trésorerie disponible alors que Wall Street s'attendait à une consommation de trésorerie de 5 milliards.

"Notre capex pour les prochaines années va continuer d'augmenter, à mesure que nous développons notre flotte de robotaxis, que nous accroissons notre capacité de production pour Optimus, que nous mettons en place des capacités de fabrication pour le secteur solaire, que nous acquérons des infrastructures de calcul supplémentaires pour l'IA et que nous construisons une usine de semi-conducteurs", a cependant déclaré Vaibhav Taneja, directeur financier. Tesla s'est également assuré une capacité d'emprunt de 30 milliards de dollars, mais ne prévoit pas d'y avoir recours cette année. Le projet le plus ambitieux, Terafab, n'en est qu'à ses débuts. L'usine géante de puces que Tesla développe en collaboration avec SpaceX nécessitera des dizaines de milliards de dollars en équipements d'ici début 2028, et probablement plus de 100 milliards de dollars à long terme selon Musk.

SpaceX a perdu ce soir la totalité de ses gains de la veille et plus encore, cédant 9,1%, alors que les opérateurs ont aveuglément sanctionné ce jour les dossiers IA, et tandis qu'Anthropic prépare son introduction en bourse record, avec une levée de fonds qui pourrait atteindre 100 milliards de dollars sur une valorisation de 2.000 milliards de dollars. SpaceX qui avait publié avant-hier des comptes impressionnants, marqués par un bénéfice par action de 35 cents (consensus de 15 cents) et des revenus en croissance de 161% à 14,57 milliards de dollars. Elon Musk a aussi indiqué durant la présentation des résultats que son groupe spatial et d'IA pourrait atteindre un rythme annualisé de chiffre d'affaires de 500 à 1.000 milliards de dollars d'ici la fin de l'année prochaine.

Meta chute de 7%. La maison mère de Facebook, d'Instagram ou de WhatsApp a publié pour son 3e trimestre fiscal un chiffre d'affaires record de 64,6 milliards de dollars (+26%), dépassant largement les 63,3 milliards de dollars anticipés par les analystes. Le bénéfice par action GAAP s'est établi à 3,83$ contre 3,56$ de consensus. Il aurait toutefois atteint 7,40$ sans une lourde charge liée à des frais juridiques. Au troisième trimestre de l'année précédente, l'entreprise avait enregistré un bénéfice par action de 1,05$ et un chiffre d'affaires de 51,2 milliards de dollars. Le bénéfice des opérations sur le trimestre clos a décliné de 37% à 12,99 milliards de dollars, soit une marge de 20%. Le bénéfice net a plus que triplé à 9,86 milliards.

Meta a resserré ses prévisions en matière de dépenses d'investissement. La guidance passe de 130-145 milliards à 135-145 milliards de dollars. Si le chiffre d'affaires trimestriel a dépassé les attentes, le bénéfice par action GAAP a été affecté par des frais juridiques liés à un accord amiable concernant la santé mentale des adolescents. L'entreprise a également annoncé une sorte de division par deux de la valeur nominale de ses actions : chaque détenteur d'actions Meta de catégorie A ou B recevra une action de catégorie C, dépourvue de droit de vote. Cette opération permettra à Meta de garantir que son DG, Mark Zuckerberg, conserve le contrôle global de l'entreprise, tout en lui donnant les moyens de continuer à financer le développement de ses capacités en matière d'IA.

En août 2026, le groupe a annoncé un accord avec 52 procureurs généraux visant à résoudre des litiges liés à la santé mentale des adolescents et aux réseaux sociaux. L'accord prévoit des versements pouvant atteindre environ 18,59 milliards de dollars. Les coûts et dépenses du troisième trimestre 2026 incluent une charge de 9,89 milliards de dollars liée à cet accord. Hors cette charge, les résultats du troisième trimestre 2026 se présentent comme suit : Le résultat opérationnel, qui s'établit à 12,99 milliards de dollars, aurait été supérieur de 9,89 milliards de dollars, atteignant 22,88 milliards de dollars. Le bénéfice par action dilué, de 3,83$, aurait été de 7,40$. Le taux d'imposition effectif, de 24%, aurait été inférieur de 7 points de pourcentage, s'établissant à 17%.

Le management table sur un chiffre d'affaires total du quatrième trimestre 2026 situé entre 73 et 76 milliards de dollars. Les prévisions intègrent un impact négatif d'environ 1% lié aux taux de change sur la croissance du chiffre d'affaires total par rapport à l'année précédente. Le groupe relève ses prévisions de dépenses pour inclure la charge de 9,9 milliards de dollars liée à des procédures judiciaires, comptabilisée au troisième trimestre. Il anticipe désormais, pour l'ensemble de l'année 2026, des dépenses totales comprises entre 175 et 179 milliards de dollars.

Hors charge judiciaire du troisième trimestre, il continue de prévoir un résultat opérationnel pour 2026 supérieur à celui de 2025. Au niveau des segments, Meta prévoit désormais une réduction des pertes de Reality Labs par rapport à 2025, pour atteindre une fourchette de 18 à 19 milliards de dollars. Il anticipe pour 2026 des dépenses d'investissement, incluant les paiements du principal des contrats de location-financement, comprises entre 135 et 145 milliards de dollars, une fourchette resserrée par rapport à la précédente guidance. Meta prévoit un taux d'imposition compris entre 15 et 17% pour le T4 2026.

Par ailleurs, le groupe continue de suivre les dossiers juridiques et réglementaires en cours, susceptibles d'avoir un impact significatif sur ses activités et résultats financiers. "Pour l'avenir, même si nous ne fournissons pas de prévisions de revenus pour l'exercice 2027, les bénéfices que nos investissements en IA apportent à notre activité principale, conjugués aux nouvelles opportunités offertes par les progrès de la modélisation et les lancements de produits, nous permettent d'envisager une forte croissance globale de notre chiffre d'affaires tout au long de l'année 2027. Par ailleurs, nous restons concentrés sur l'amélioration de la rentabilité de Reality Labs et prévoyons une réduction des pertes l'année prochaine, à environ 15 milliards de dollars, grâce à la réaffectation des investissements vers d'autres domaines prioritaires, notamment l'IA", insiste la direction de Meta.

Notons aussi qu'un juge du Nouveau-Mexique a condamné Meta à verser 25 milliards de dollars, après qu'un jury a estimé que l'entreprise avait induit les consommateurs en erreur. Cette affaire découle d'allégations selon lesquelles un cabinet de conseil politique, ayant participé à la campagne présidentielle de Trump en 2016, aurait obtenu les données de millions d'utilisateurs de Facebook sans leur consentement.

Lam Research, le concepteur d'équipements destinés à l'industrie des semi-conducteurs, plonge de 11,8% à Wall Street. Le géant américain a pourtant publié des résultats historiques au titre de son premier trimestre fiscal 2027, affichant sur la période des revenus de 8,22 milliards de dollars (+22%), au-dessus des attentes, pour un bénéfice ajusté par action de 2,20$ (+21%) également légèrement supérieur aux anticipations de marché. Les revenus du 2e trimestre sont attendus entre 8,2 et 9 milliards de dollars, guidance entourant le consensus. Le bpa ajusté sur la période est anticipé entre 2,18 et 2,48$, en ligne avec les attentes. La marge brute ajustée est attendue à 52,5%, plus ou moins 1%, et la marge opérationnelle ajustée à 40,5%, plus ou moins 1%.

IBM grappille 0,3% contre la tendance à Wall Street, au lendemain d'une publication financière du 3e trimestre marquée pourtant par des revenus en croissance de 5% à 17,1 milliards de dollars (+6% à devises constantes), au-dessus des attentes, et un bénéfice ajusté par action de 2,95$ en augmentation de 11% et lui aussi plus élevé que prévu. Le free cash flow a atteint 3 milliards de dollars sur la période. Les revenus software augmentent de 8% (+9% cc), alors que les revenus de consulting progressent de 2% à changes constants et s'affichent stables en données publiées. Les revenus d'infrastructure grimpent de 4% (5% à changes constants). La guidance est conservatrice pour l'exercice 2026, le groupe envisageant une croissance des revenus à devises constantes de 4 à 5% et un free cash flow en hausse de plus de 1 milliard de dollars.

Texas Instruments (-1,8%), le géant américain des semi-conducteurs, a dépassé les anticipations de marché au 3e trimestre et livré une guidance du 4e trimestre également meilleure que prévu. TI a annoncé pour le troisième trimestre un chiffre d'affaires de 6,06 milliards de dollars (+28%), un bénéfice net de 2,43 milliards de dollars (+78% !) et un bénéfice par action de 2,62$ (+77%). Le consensus était de 5,92 milliards de revenus et 2,42$ de bénéfice par action. Pour le quatrième trimestre, TI prévoit un chiffre d'affaires compris entre 5,80 et 6,30 milliards de dollars, et un bénéfice par action situé entre 2,45 et 2,79$. Une guidance nettement supérieure au consensus en milieu de fourchette.

Procter & Gamble (+5,6%), le géant américain des produits de consommation, a publié pour son 1er trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 2$ (+1%) et des revenus de 23,3 milliards de dollars (+4%), au-dessus des attentes avec l'effet prix et celui des volumes. La croissance organique a été de 4%. La marge brute s'est établie à 49,8%. Le flux de trésorerie opérationnel s'est élevé à 5,8 milliards de dollars et le bénéfice net à 4,8 milliards de dollars pour le trimestre. P&G maintient ses prévisions pour l'exercice 2027 concernant la croissance du bénéfice net dilué par action. Le groupe confirme aussi ses prévisions 2027 concernant la croissance du bpa ajusté, attendue dans une fourchette allant d'une stabilité relative à une hausse de 3% par rapport au bénéfice ajusté par action de 6,89$ de l'exercice 2026. Ces perspectives correspondent à une fourchette de 6,89 à 7,11$.

Lockheed Martin (+6,9%), le géant américain de la défense, a publié pour son 3e trimestre fiscal un bénéfice par action de 7,97$ contre 6,95$ un an avant, nettement supérieur au consensus, pour des revenus en croissance de 11% à 20,7 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel a été de 2,44 milliards, également meilleur que prévu, pour une marge de 11,8%. Le bénéfice net a représenté 1,8 milliard contre 1,6 milliard un an plus tôt. Le free cash flow a été de 3 milliards de dollars et le cash flow des opérations de 3,4 milliards de dollars. Le backlog de commandes atteint quant à lui 292 milliards de dollars (+27%), un record, comprenant 52,5 milliards de dollars liés au contrat pluriannuel portant sur la production d'intercepteurs PAC-3 MSE.

Les revenus de l'exercice sont désormais attendus entre 80 et 82 milliards de dollars, pour un bénéfice par action allant de 30,35 à 30,75$ et un free cash flow de 7,8 à 8 milliards de dollars. Le cash flow des opérations est attendu entre 10 et 10,2 milliards. Il s'agit donc pour Lockheed d'un nouveau relèvement des prévisions financières.

Spotify grimpe de 11,2% à Wall Street suite à la publication des résultats du troisième trimestre. La publication fait ressortir une hausse de 9% du nombre d'abonnés premium en glissement annuel à 306 millions, et un rôle clé de l'IA dans la stratégie future. Le géant du streaming originaire de Suède a enregistré un chiffre d'affaires de près de 5 milliards d'euros (environ 5,6 milliards de dollars), un montant globalement conforme aux attentes et en croissance de 16% en comparaison de l'an dernier. Les revenus issus des abonnements premium et des offres financées par la publicité ont tiré les résultats, avec des progressions respectives de 17% et 10%. Le bénéfice opérationnel a augmenté de 15% à 672 ME, représentant 13,5% de marge. Le bénéfice par action s'est établi à 2,48 euros, ratant toutefois le consensus. La marge brute a atteint un record de 33%, en ligne avec les attentes. Le FCF a reculé de 9% à 735 millions.

Union Pacific (+3,6%), groupe ferroviaire américain spécialisé dans le transport de marchandises, a annoncé pour le 3e trimestre un bénéfice net de 2,1 milliards de dollars en hausse de 16%, un bénéfice par action de 3,49$ en progression de 16% et un chiffre d'affaires de 7,2 milliards de dollars en augmentation de 15%. Le nombre de wagons chargés a augmenté de 6% et le ratio d'exploitation a atteint 59,1%. Le chiffre d'affaires de fret et la productivité atteignent des records. Le bpa ajusté a grimpé de 15% à 3,53$. Pour l'exercice 2026, le groupe envisage une croissance du bénéfice par action à un chiffre élevé.

Valero (-2,4%), le géant américain du raffinage, a publié pour son 3e trimestre un bénéfice net de 6,8 milliards de dollars, pour un bpa de 23,89$. Le bénéfice net ajusté attribuable aux actionnaires a été de 6,8 milliards également ou 23,9$ par titre, au-dessus du consensus, contre 3,66$ un an avant. Les revenus ont totalisé quant à eux 46,1 milliards de dollars, largement plus élevés que prévu, contre 32,2 milliards sur la période correspondante de l'an dernier.

American Airlines (+3%) résiste malgré un nouvel avertissement sur résultats. La compagnie aérienne anticipe désormais une perte sur l'exercice 2026, abandonnant ainsi, en raison des prix élevés du kérosène, sa fourchette de prévisions précédente qui tablait sur un bénéfice. Le transporteur table sur une perte ajustée comprise entre 1 et 1,60 dollar par action, contre une prévision antérieure allant d'un bénéfice de 65 cents à une perte de 65 cents. Sur les seuls trois derniers mois de l'année, la compagnie prévoit une perte ajustée comprise entre 50 cents et 1,10 dollar par titre, contre un consensus de -0,49$.

Honeywell (+1,7%) a dépassé les prévisions de bénéfices pour le troisième trimestre et a relevé ses perspectives annuelles. L'entreprise a fait état d'un bénéfice par action de 2,27$. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 4,99 milliards de dollars. Les ventes ont progressé de 1% en données publiées et de 7% en croissance organique, avec une hausse enregistrée dans tous les segments. Honeywell prévoit pour 2026 un bénéfice par action compris entre 8,40 et 8,45$. Les prévisions de chiffre d'affaires ont été relevées dans une fourchette de 20,0 à 20,1 milliards de dollars - toutefois inférieure au consensus. Honeywell table désormais sur une croissance organique de 4 à 5%.

Blackstone (+8,3%) a publié pour son 3e trimestre un bénéfice de 662 millions de dollars et un bpa ajusté de 1,32$, supérieur au consensus, pour des revenus de 3,06 milliards de dollars et des revenus ajustés de 3,22 milliards, ici encore plus élevés que prévu. Le bénéfice distribuable a reculé de 9,2% pour atteindre 1,72 milliard de dollars. Les actifs totaux sous gestion ont augmenté de 10% à 1.370 milliards de dollars environ.

Moderna décroche de 17,6%. Il y a deux mois, le vaccin contre le mélanome développé par Moderna avait permis à l'action de connaître sa meilleure journée historique. Ce jeudi soir, l'apparente fuite des résultats issus du même essai clinique a conduit à un véritable massacre boursier. Des détails concernant cet essai clinique à un stade avancé auraient circulé avant leur présentation officielle, indique Yahoo Finance. Merck, partenaire de Moderna pour ce vaccin, aurait confirmé que les résultats avaient été divulgués prématurément. L'ensemble des données doit être dévoilé samedi, à l'occasion du plus grand congrès européen sur le cancer, qui se tient à Madrid.

Société(s) citée(s) :
https://bourse.fortuneo.fr/actualites/cloture-wall-street-le-nasdaq-replonge-brutalement-5981414
Fortuneo