La semaine se termine sur une note positive pour le CAC 40, qui efface en partie sa chute de la veille en reprenant 1%, à 8.401 vendredi soir. Les valeurs bancaires avaient perdu entre 4 et 5% jeudi, alors que les premiers débats entre candidats à l'Elysée cristallisent les craintes concernant la dette de la France. Le secteur a repris des couleurs, dans une ambiance prudente néanmoins, alors que Fitch doit justement noter dans la soirée la dette souveraine de la France - classée actuellement A+, soit "de qualité moyenne supérieure" chez l'agence américaine.
Le marché parisien a également pu compter sur les valeurs du luxe, les géants du secteur (Kering, LVMH, Hermès), bondissant en moyenne de 2%.
La séance a par ailleurs été rythmée par l'intervention du nouveau patron de la Réserve fédérale américaine, dans le cadre du symposium de Jackson Hole, grand-messe des banquiers centraux. La banque centrale américaine "aura du pain sur la planche" si les décideurs politiques ne sont pas convaincus que l'inflation sous-jacente revient vers son objectif de 2%, a déclaré Kevin Warsh, dans des propos où il a reconnu que les conditions financières ne semblaient pas restrictives. "Nous devons être sûrs que l'inflation sous-jacente se rapproche de notre objectif, de manière claire et à un rythme suffisant. Sinon, nous avons du pain sur la planche. C'est notre travail (...) notre mandat (...) et la mission que nous devons remplir", a-t-il expliqué.
VALEURS EN HAUSSE
Parmi les plus fortes hausses du CAC 40, Legrand gagne 2,9% au-dessus de 140 euros. Morgan Stanley a rehaussé sa cible de 155 à 160 euros ('surpondérer').
Le sursaut du luxe porte le rebond du CAC 40 avec Hermès et LVMH en hausse de plus de 2%, tandis que Kering gagne 1,5%.
Interparfums avance de 2,1% à 28,6 euros. Le parfumeur est soutenu par une note d'Oddo BHF qui a rehaussé à 'surperformer' sa recommandation sur la valeur tout en remontant sa cible de 27 à 32 euros.
Plastivaloire s'adjuge 2,2% à 2,3 euros après son point trimestriel. L'équipementier automobile a dévoilé un chiffre d'affaires de 175,8 ME au 3ème trimestre, en recul de -6,3% (-6% à taux de change constant) par rapport à une base de comparaison particulièrement exigeante (+10,7% au 3ème trimestre 2024-2025). Le management a maintenu ses objectifs 2025-2026 avec un chiffre d'affaires autour de 690 ME, et une marge d'EBITDA comprise entre 8,5% et 9%.
VALEURS EN BAISSE
Pernod Ricard recule encore de 2% à 63,2 euros. Bernstein a abaissé sa cible de 115 à 110 euros ('surperformer'), Barclays de 93 à 91 euros ('surpondérer') et RBC Capital de 90 à 61 euros ('performance sectorielle').