Clôture Paris : fin de série !...

Clôture Paris : fin de série !

Après trois séances consécutives de hausse cette semaine, le CAC 40 recule de -0,98% ce jeudi, revenant à 7.769 points sur une nouvelle phase de doutes. La même mécanique reste à l'oeuvre sur les marchés boursiers, avec la crainte de la transmission de l'augmentation des prix des énergies à la consommation, puis aux entreprises, avec une éventuelle remontée des taux directeurs qui pèserait sur les capacités de refinancement. Le contexte est exacerbé en France avec les contraintes budgétaires qui sont déjà sous tension avec la hausse de 50 points de base du rendement de l'OAT 10 ans, depuis le début de la guerre.

Les déclarations contradictoires entre Washington et Téhéran entretiennent le doute quant à une désescalade du conflit au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a affirmé que les dirigeants iraniens cherchaient "désespérément" à conclure un accord pour mettre fin à plus de 4 semaines de guerre. Cette version est totalement contredite par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, qui a assuré que son pays examinait une proposition américaine sans envisager de négociations directes.
Les perspectives de résolution rapide du conflit s'éloignent d'autant plus que dans l'après-midi, l'Iran a estimé que le plan américain en 15 points de sortie de conflit, transmis par l'intermédiaire du Pakistan, est "à sens unique et injuste". Selon Téhéran, la proposition américaine n'ouvre aucune perspective de négociation.

Sur le plan de l'économie, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a confirmé sa prévision de hausse du produit intérieur brut (PIB) mondial pour 2026, mais a averti que l'aggravation du conflit au Moyen-Orient a commencé à freiner la croissance, alors que la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz menace d'entraîner une forte augmentation de l'inflation.

Dans la dernière actualisation de ses prévisions, l'OCDE souligne que l'économie mondiale, stimulée par la vigueur des investissements et de la production liés à l'intelligence artificielle (IA), affichait une croissance plus forte que prévu avant le déclenchement, le 28 février, de la guerre en Iran. Néanmoins, avec le retournement de conjoncture internationale, le PIB mondial devrait ralentir, passant de 3,3% en 2025 à 2,9% en 2026, avant de remonter légèrement à 3% en 2027. Ce ralentissement est directement lié à la flambée des prix de l'énergie et au caractère imprévisible du conflit en cours. Ces deux items contrebalancent les effets positifs liés aux importants investissements technologiques, à la baisse des taux effectifs des droits de douane et au prolongement de la dynamique observée depuis 2025.
Pour l'OCDE, le conflit au Moyen-Orient vient s'ajouter à une situation du commerce mondial déjà complexe. Les droits de douane américains ont certes diminué, à la suite de leur invalidation partielle par la Cour suprême des Etats-Unis, mais la croissance annuelle du PIB américain devrait décélérer, passant de 2% en 2026 à 1,7% en 2027. Dans un contexte où l'inflation globale aux Etats-Unis devrait atteindre 4,2% en 2026 (1,2 point de pourcentage par rapport aux prévisions précédentes), le ralentissement des dépenses de consommation, sous l'effet combiné du recul du pouvoir d'achat, du tassement de la population active et de l'épuisement de l'épargne des ménages, annulent la forte hausse des investissements liés à l'IA.
En Chine, la croissance devrait ralentir à 4,4% en 2026 et à 4,3% en 2027. En zone euro, elle devrait décélérer à 0,8% en 2026, sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie, avant de rebondir à 1,2% en 2027, soutenue par une augmentation des dépenses en matière de défense.

Selon les données publiées par la Banque centrale européenne (BCE), la croissance des prêts aux entreprises a augmenté en février, en zone euro. Le crédit aux entreprises non-financières a progressé de +2,9% sur un an en février (+2,8% en janvier). Les prêts aux ménages ont augmenté de +3% en février, après le même chiffre le mois précédent.

Avec ces incertitudes politiques, diplomatiques et économiques, Wall Street doute, à l'image des places européennes. A 17h30, le S&P 500 redonne -0,83% à 6.537 pts. Le Dow Jones flanche de -0,45% à 46.219 pts. La chute du Nasdaq est plus franche. Le Composite décroche de -1,21%, revenant à 21.663 pts.

Dans ce contexte de remontée des tensions diplomatiques entre l'Iran et les Etats-Unis, le baril de Brent de mer du Nord bondit de +5%, à 108,36$ à 17h30. La référence américaine, le baril de brut WTI, s'envole de +3,86% à 94,68$.
Sur le marché des devises, la monnaie européenne recule encore de -0,24% face au billet vert, et s'échange 1,1534$.
L'embellie aura été de courte durée pour l'or. Après deux séances consécutives de hausse, le métal jaune redonne décroche de -3,03%, à 4.385$ (3.802 euros) à 17h30. L'argent est également à la peine. L'once est en vif recul de -5,25% à 67,52$
Le Bitcoin abandonne -3,41%, revenant à 68.933$.

Valeurs en hausse

* Compagnie Lebon (+12,22% à 101 euros). La holding se distingue en Bourse après la publication de ses comptes 2025 et la perspective de mise en paiement d'un très beau dividende de 12 euros (4 euros à titre ordinaire et 8 euros à titre exceptionnel). Le versement proposé vient compenser l'absence de dividendes en 2020 et 2021 du fait du Covid, qui avait alors paralysé l'activité hôtelière.
Au 31 décembre 2025, l'actif net réévalué (ANR) de Compagnie Lebon est de 312 ME, en hausse de +9,9% par rapport au 31 décembre 2024. L'ANR par action est de 266 euros (242 euros à fin 2024), soit une hausse de +9,9%.
Si la situation géopolitique mondiale invite à une grande prudence, Compagnie Lebon n'a pas à ce jour constaté d'impact sur son activité hôtelière. Une baisse des réservations est observée en ce début d'année dans l'activité thermale. Les prochaines semaines permettront donc d'établir si cette baisse peut s'expliquer ou non par les élections municipales et si un rattrapage d'activité est possible en cours de saison. En 2026, la Compagnie Lebon développera sa stratégie autour de deux priorités : l'accroissement de la rentabilité récurrente de chacune des activités ; le renforcement des synergies entre ses pôles d'activités.

* Spineguard (+4,79% à 0,118 euro). La société a intégralement remboursé les emprunts obligataires Norgine et Harbert European Growth (devenu Claret Capital Partners). La société annonce aussi la levée des nantissements. L'apurement de la dette principale constitue une étape clé pour SpineGuard. Il permet d'aborder sereinement la finalisation du transfert de la filiale américaine à Omnia Medical, le partenaire de Spineguard aux Etats-Unis. L'opération reste désormais uniquement soumise à des conditions suspensives usuelles. Anne-Charlotte Millard, Directrice Administrative et Financière de SpineGuard, commente : "Cet allègement significatif du passif renforce notre capacité à nous concentrer sur nos priorités stratégiques".

* TotalEnergies (+2,89% à 79,09 euros). Le leader français des pétroles est toujours proche de ses récents sommets à 79,4 euros, avec la rapide remontée des cours de l'or noir. En outre, Goldman Sachs a, aujourd'hui, ajusté le curseur, remontant son objectif de 76 à 78 euros tout en conservant un avis 'neutre' sur le dossier.
Par ailleurs, le géant pétrolier et gazier français a indiqué qu'il pourrait ne pas être en mesure d'atteindre la neutralité carbone en 2050, comme requis par l'accord de Paris. Cette observation tiendrait à l'hétérogénéité croissante des trajectoires énergétiques et aux incertitudes concernant l'évolution de la demande mondiale. "Nous devons confronter notre ambition à la réalité, et reconnaître que nos sociétés ont entamé une transition mais à un rythme qui ne permet pas encore l'atteinte collective de la neutralité carbone poursuivie dans le cadre de l'Accord de Paris", a indiqué le président-directeur général Patrick Pouyanné, dans le rapport "Sustainability & Climate 2026 Progress Report" de TotalEnergies.

* STMicroelectronics (+1,93% à 29,3 euros). Le fabricant de semi-conducteurs enchaîne une 4e séance consécutive de hausse à la Bourse de Paris. Morgan Stanley a relevé à 'surpondérer' sa recommandation sur le dossier pour viser 36 euros.

* Nanobiotix (+1,88% à 27,05 euros). L'action reste en hausse malgré le démenti apporté, hier après-midi, par la direction quant aux rumeurs d'intention ou d'étude de prise de contrôle visant son capital. Nanobiotix a indiqué par communiqué de presse qu'à sa connaissance, il n'existe aucune intention de prise de contrôle de la société, ni de processus ou évaluation en ce sens.

* Peugeot Invest (+1,64% à 62 euros). Au 31 décembre 2025, l'Actif Net Réévalué (ANR) de la société de portefeuille s'établit à 169,2 euros par action (182,7 euros au 31 décembre 2024), soit une performance dividende attaché de -5,6% sur l'année. La contribution positive des Investissements, qui réalisent une performance globale de +14,1% à taux de change constant, a été absorbée par un effet de change négatif, lié aux actifs libellés en devise et par la baisse de la valorisation des actifs automobiles, regroupés dans Peugeot 1810.
Cette évolution confirme la pertinence de la stratégie de diversification de Peugeot Invest vers des secteurs résilients et portés par des tendances de long terme. Le Résultat Net consolidé part du groupe s'élève à 223,5 ME en 2025, soit une hausse de +52,8% par rapport à 2024. Peugeot Invest a décidé de maintenir le dividende à 3,25 euros par action, traduisant la politique de distribution régulière sur le long terme.

*Roche Bobois (+0,87% à 23,2 euros). Le spécialiste du mobilier design haut de gamme a publié des résultats annuels 2025 conformes aux objectifs, à savoir un chiffre d'affaires de 402,5 ME (en léger repli de -2,8 % à changes courants et -1,3% à changes constants) et un Ebitda courant très proche de celui de 2024 à 71,2 ME, parfaitement dans une fourchette attendue entre 70 et 72 ME. La marge d'Ebitda est de 17,7%, quasi-stable par rapport à l'an dernier (18% en 2024). Le résultat net s'établit à 10,2 ME (15,8 ME en 2024). La structure financière du Groupe reste saine avec une capacité d'autofinancement robuste et un free cash-flow en hausse à 49,4 ME. Le Groupe dispose d'une trésorerie brute solide de 46,8 ME et reste en situation de trésorerie nette positive après les investissements de la période et le versement du dividende. Au titre de l'exercice 2025 Roche Bobois SA proposera le versement d'un dividende à ses actionnaires de 0,80 euro par action, lors de sa prochaine Assemblée générale.

* JCDecaux (+0,32% à 19,98 euros). Wall GmbH, filiale de JCDecaux, a obtenu, à l'issue d'un appel d'offres, le contrat exclusif portant sur le mobilier urbain publicitaire analogique et digital de la ville de Rostock. Wall rénovera les Abribus existants et digitalisera les emplacements stratégiques de la ville. Le montant de ce contrat n'est pas dévoilé.

* Danone (+0,09% à 67,8 euros). Le groupe agroalimentaire a procédé hier à une émission obligataire en 3 tranches d'un montant total équivalent à 1,6 milliard d'euros, composée de d'une tranche de 700 ME d'une durée de 4 ans assortie d'un coupon de 3,379%, une tranche de 500 ME d'une durée de 8 ans assortie d'un coupon de 3,785% et une tranche de 350 millions de livres sterling d'une durée de 6,5 ans avec un coupon de 5,325%.

* Guillemot Corporation (Stable à 4,44 euros). Pour 2025, le groupe affiche un résultat opérationnel de 0,5 ME et surtout, un résultat net consolidé de -2,4 ME. Le taux de marge brute comptable s'établit à 50% sur 2025, en baisse de 3 points par rapport à l'an dernier. Les capitaux propres du Groupe sont de 96,7 ME au 31 décembre 2025. Le stock est en hausse de 19% sur l'exercice. Le stock est en hausse de 19% sur l'exercice. Cette hausse s'explique par l'anticipation des taxes douanières américaines, qui ont conduit le Groupe à positionner davantage de stock sur le continent américain tout en maintenant un niveau de stock plus élevé au niveau mondial. L'endettement net au 31 décembre 2025 est négatif et s'établit à -19,8 ME (-23,7 ME au 31 décembre 2024). Pour 2026, le groupe prévoit une croissance de chiffre d'affaires de +5% et anticipe un résultat opérationnel correspondant à 5% du chiffre d'affaires consolidé.

Valeurs en baisse

* Edenred (-17,2% à 15,38 euros). L'action décroche... L'autorité transalpine de la concurrence (AGMC) a ouvert une enquête sur Edenred et sa filiale Edenred Italia SRL, liée à un éventuel abus de position dominante sur le marché national de la fourniture de chèques-repas aux salariés. L'AGMC estime que le groupe français de titres restaurants a mis en place une stratégie complexe visant à répercuter des coûts injustifiés sur les grandes chaînes de distribution, notamment en modifiant unilatéralement les modalités d'acceptation des chèques-repas électroniques ou en imposant des délais de remboursement plus longs.

* Quadient (-14,2% à 10,88 euros). L'action est sanctionnée après son point annuel. Une dépréciation de 124 millions d'euros a été comptabilisée sur le goodwill de l'activité Mail au cours de l'exercice 2025, suite à la révision des hypothèses à moyen terme concernant cette activité. Le résultat net part du Groupe affiche une perte de -68 ME en 2025, par rapport à un bénéfice de +66 ME lors de l'exercice précédent. Après ce grand écart, le management anticipe pour l'exercice 2026 une variation organique prudente du chiffre d'affaires, comprise entre -2% et +2%. Cette fourchette reflète la visibilité qui reste limitée à l'heure actuelle, pour l'activité Mail. Il a également confirmé une marge d'Ebitda 2026 supérieure à 20% pour l'activité Digital, supérieure à 25% pour l'activité Mail, et supérieure à 10% pour l'activité Lockers.

* Amoéba (-9,44% à 0,8 euro). La société a placé 8.897.973 actions nouvelles d'une valeur nominale unitaire de 0,02 euro, au prix unitaire de 0,75 euro, prime d'émission incluse, pour un montant total de 6.673.480 euros, représentant 11,43% du capital social post-opération de la société. En associant le produit net de l'augmentation de capital, les liquidités dont dispose actuellement la société, le nouvel échéancier de remboursement de la dette à l'égard de Nice & Green ainsi que le soutien financier de ce dernier, Amoéba estime pouvoir assurer son développement et faire face à ses engagements financiers au moins jusqu'au 31 décembre 2026.

* Memscap (-4,53% à 4,43 euros). Sur l'exercice 2025, le spécialiste des systèmes micro-électro-mécaniques (MEMS) enregistre un tassement de ses marges. Le bénéfice opérationnel s'établit à 1 ME, soit 8,4% du chiffre d'affaires (1,17 ME et 9,3% du chiffre d'affaires au titre de l'exercice 2024). L'ensemble consolidé présente un bénéfice net de 894 kE (7,5% du chiffre d'affaires) sur l'exercice 2025 (1,37 ME pour 10,9% du chiffre d'affaires sur l'exercice 2024).
Le Conseil d'administration proposera à la prochaine assemblée générale le versement d'un dividende de 501 kE, soit 0,066 euro par action.
L'activité aéronautique devient le moteur clé de la performance et de la rentabilité de Memscap. En particulier, le développement des activités de "Contrôle moteur" et "Systèmes fluidiques" conforte ces ambitions pour les années à venir. A l'avenir, Memscap entend continuer à travailler au renforcement de sa performance opérationnelle et financière.
Dans ce contexte, GreenSome Finance a confirmé sa recommandation à 'Acha' et a relevé son objectif de cours de 6 à 6,56 euros.

* Société Générale (-2,76% à 63,38 euros). KBW a réduit le curseur de 77 à 72 euros ('performance sectorielle'). Même décision, même punition pour BNP Paribas ! La banque parisienne recule (-2,89% à 81,87euros) après la décision de KBW d'ajuster la mire de 104 à 101 euros pour un avis à 'surperformer'.

* Spie (-2,03% à 43,42 euros). Le groupe a signé un accord d'acquisition de SGS Industrial Services Group. Basée à Dorf an der Pram, en Haute-Autriche, et opérant principalement en Allemagne, SGS Industrial Services emploie environ 800 collaborateurs hautement qualifiés, déployés de manière flexible pour répondre aux exigences spécifiques des projets. Grâce à cette acquisition, Spie renforce encore sa position stratégique dans les services industriels, et élargit sa chaîne de valeur, notamment dans l'installation électrique et mécanique d'infrastructures énergétiques et d'installations industrielles. En 2025, SGS Industrial Services a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 180 ME avec des marges légèrement supérieures à 10%. Le multiple d'Ebita de la transaction est high single-digit, et l'opération devrait entraîner une relution du BPA ajusté dès la première année de consolidation. L'acquisition sera autofinancée, tout en maintenant une discipline financière solide en matière de ratio d'endettement.

* Soitec (-1,98% à 53,46 euros). Le titre avait bien engagé la séance avant de brutalement décrocher, en début d'après-midi. Morgan Stanley voit loin... Les analystes de la banque américaine ont relevé leur objectif de cours de 35 à 70 euros. Ils valorisent un potentiel de croissance et de marge plus élevé dans la photonique, alors qu'il est encore sous-évalué au cours actuel de l'action.

* Trigano (-1,55% à 146 euros). Le fabricant de véhicules et équipements de loisirs trébuche à la publication d'un chiffre d'affaires de 1,78 MdE pour le 1er semestre de son exercice 2025-2026. Il progresse de +6,2% sur un an. Trigano indique avoir augmenté de façon progressive sa production de camping-cars afin de répondre au mieux aux besoins de ses distributeurs. Les ventes aux réseaux ont cependant été freinées par l'indisponibilité de certaines pièces de carrosserie -liée à un incendie chez un fournisseur- ayant entraîné le décalage sur le 3e trimestre de la livraison d'environ 600 véhicules
La baisse du chiffre d'affaires de résidences mobiles (-13% au 2e trimestre) est à mettre en regard d'un début de saison marqué en France par de fortes demandes de personnalisation des produits entraînant un décalage de livraisons sur le second semestre. Par ailleurs, dans un contexte de marché en bas de cycle, les prix de vente moyens sont en recul. Pour les camping-cars, Trigano annonce que les carnets de commande permettent de saturer ses capacités de production jusqu'à la fin de la saison.
UBS reste à 'Achat' sur le titre tout en ajustant sa cible de 195 à 193 euros.

Société(s) citée(s) :
https://bourse.fortuneo.fr/actualites/cloture-paris-fin-de-serie-4644678
Fortuneo