Clôture Paris : baisse symbolique pour terminer la semaine...

Clôture Paris : baisse symbolique pour terminer la semaine

Bien orienté en début de séance, le CAC 40 a rapidement effacé ses gains et clôture sur un repli très symbolique de -0,04% à 8.078 points vendredi soir.

Les prix du pétrole sont repartis en légère baisse, les marchés mettant en balance la possibilité d'une trêve entre les États-Unis et l'Iran, face aux craintes d'une intensification des attaques menées contre l'Arabie saoudite par les combattants houthis, qui perturberait encore plus l'approvisionnement en provenance de ce producteur clé du Moyen-Orient. Le baril de Brent revient dans la zone des 105 dollars le baril. Selon des sources de l'agence Reuters, des négociateurs américains et iraniens réunis à New York explorent une sortie de guerre par étapes, qui impliquerait la réouverture du détroit d'Ormuz par Téhéran et la levée du blocus économique imposé par Washington à l'Iran.

La semaine aura été marquée par des tensions sur les marchés de la dette souveraine. Le rendement de l'obligation française (OAT) à 10 ans se stabilise et évolue à 4,72% vendredi.

Du côté des Etats-Unis, la visite d'État de Xi Jinping a été marquée par un grand faste et de nombreuses cérémonies, mais les réunions ont été pauvres en substance, malgré une multitude de questions épineuses telles que l'intelligence artificielle, le commerce, Taïwan et l'Iran. Seul résultat concret : une prolongation de deux mois de la trêve commerciale entre les deux plus grandes économies mondiales, qui devait initialement expirer en novembre.

VALEURS EN HAUSSE

Les valeurs bancaires ont été recherchées, à l'image de Société Générale, plus forte hausse sur le CAC 40 (+3,5%). La Deutsche Bank a maintenu son conseil d'achat et porté son cours-cible de 86 à 89 euros. Crédit agricole gagne 1,1% et BNP Paribas 0,9%.

Alten prend 7,2% à 75,9 euros, alors que le groupe a relevé encore ses prévisions. Sur le S1 2026, le chiffre d'affaires a atteint 2,109 milliards d'euros (+1,2%), pour un résultat opérationnel d'activité de 187,2 ME (+23,2%) et un résultat net part du groupe de 113,8 ME (+37,8%). Le free cash flow a grimpé de 33% à 104,3 ME. Même si l'environnement macroéconomique et géopolitique reste incertain, à contexte inchangé, Alten revoit à nouveau à la hausse ses perspectives pour l'année 2026. La croissance organique, à données constantes, devrait être comprise entre 1,7 et 1,9%. La marge opérationnelle d'activité sera supérieure à celle de 2025 et devrait s'établir à 9,2% environ en 2026. Bernstein maintient ce jour son conseil à 'surperformance' et relève la cible de 140 à 141 euros. CIC Corporate & Institutional Banking, à l'achat, vise désormais 100 euros contre 80 euros précédemment.

ArcelorMittal prend 0,2% à 62,1 euros. Faisant suite aux déclarations publiées les 17 août et 14 septembre concernant les frappes de missiles sur le site d'ArcelorMittal Kryvyi Rih, le groupea informé le gouvernement ukrainien que le groupe ne peut pas relancer les activités de sa filiale ukrainienne de manière sûre et pérenne. ArcelorMittal prévoit d'enregistrer une charge de dépréciation sans incidence sur la trésorerie d'environ 1 milliard de dollars américains, reflétant principalement la dépréciation d'immobilisations corporelles d'ArcelorMittal Kryvyi Rih.
Alstom prend 1,1%. Le groupe a décroché un contrat pour la maintenance long terme du métro de Panama. Ce contrat de 90 millions de dollars (environ 80 millions d'euros) porte sur les services de maintenance à long terme des lignes 1 et 2 du métro de Panama. La maintenance des 235 rames Metropolis contribuera à garantir la fiabilité, la disponibilité et les performances du réseau, indique le groupe.

VALEURS EN HAUSSE

TotalEnergies rend 1,3% à 79,9 euros, dans le sillage des cours du brut qui régressent ce matin. L'analyste Kim Fustier de HSBC vient pourtant de revoir sa recommandation de 'conserver' à 'achat' sur la valeur du groupe pétrolier, visant désormais 93 euros contre 80 euros précédemment. BNP Paribas maintient pour sa part un conseil à 'surperformance' et une cible de 90 euros.
Par ailleurs, à l'occasion de son séminaire stratégique annuel tenu les 23 et 24 septembre, le Conseil d'administration de TotalEnergies a procédé à la revue des perspectives stratégiques et réaffirmé unanimement la pertinence de la stratégie mise en oeuvre autour des deux piliers Oil & Gas et Integrated Power. Les perspectives du groupe 'multi-énergies' seront présentées le 28 septembre aux investisseurs. A cette occasion, le Conseil d'administration s'est également prononcé sur la continuité de la gouvernance et du leadership du groupe. En effet, le Conseil d'administration souhaite que Patrick Pouyanné, PDG, poursuive le déploiement de cette stratégie à la tête de l'entreprise.

Beneteau retombe de 7,7% à 5,1 euros, alors que le titre avait pris 8,1% hier suite à son point intermédiaire. Le plaisancier a dégagé au premier semestre un résultat opérationnel courant à l'équilibre (-0,2 ME contre -20,6 ME au S1 2025). Hors activités américaines dont le groupe se désengage, il est redevenu positif à 9 ME, contre une perte de 12 ME un an plus tôt à iso-périmètre. Ce redressement est principalement attribué à la croissance des volumes (+16 ME de contribution au résultat) et par les leviers opérationnels (+8 ME d'effet supplémentaire). UBS maintient ce jour un avis neutre sur le dossier, évoquant un rapport risque sur récompense équilibré. L'objectif de cours du broker est ramené de 6,85 à 6,30 euros.

Airbus cède 1% à 72,4 euros. Le groupe a identifié un défaut de qualité susceptible de réduire la résistance à la corrosion à l'intérieur de l'avant de la structure du fuselage d'un certain nombre d'avions A321neo, rapporte l'agence de presse Reuters. Le groupe a indiqué avoir identifié la cause du problème et précisé qu'un remède était disponible. Les appareils concernés peuvent continuer d'opérer, car il ne s'agit pas d'un problème de sécurité mais de qualité, précise Airbus.
Cegedim (-3,4%) anticipe une croissance organique de son chiffre d'affaires 2026 supérieure à 2% par rapport à 2025. Le résultat opérationnel ajusté "devrait continuer à progresser significativement". Le résultat net consolidé du S1 2026 atteint 4,2 ME, contre 0,1 ME un an plus tôt et le résultat net part du groupe 5,4 ME, contre 1,2 ME au premier semestre 2025.

Adocia chute de 25% à 2,6 euros. Le groupe affiche une position de trésorerie de 9,7 millions d'euros au 30 juin, comparée à 17,2 millions d'euros au 31 décembre 2025. La consommation de trésorerie liée aux activités du premier semestre 2026 (y compris le remboursement du PGE) s'élève à 10,1 millions d'euros, contre 11,8 millions d'euros au premier semestre 2025. La visibilité financière est maintenue jusqu'au début du T2 2027. Sur le semestre, Adocia affiche une perte nette de 8,64 ME, contre 9,34 ME un an plus tôt. Stifel reste à l'achat avec une cible de 10 euros. Maxim Group avait auparavant réduit de 16 à 12 euros son objectif.

Société(s) citée(s) :
https://bourse.fortuneo.fr/actualites/cloture-paris-baisse-symbolique-pour-terminer-la-semaine-460716
Fortuneo