Carrefour remonte de 1% à 15,45 euros ce mercredi après son repli récent dans le sillage de la présentation de ses comptes 2025 et de son plan stratégique "Carrefour 2030". Le distributeur va poursuivre son plan d'économies de coûts avec un objectif de 1 MdE par an d'ici 2030, et vise une Marge de ROC de 3,2% en 2028 et une marge de ROC de 3,5% en 2030, la Génération de 5 MdsE de Cash-Flow Libre Net cumulé entre 2026 et 2028, un Résultat net ajusté par action affichant une croissance dans le haut de la fourchette à un chiffre chaque année et enfin une politique de dividende de 50 à 60% du résultat net ajusté par action.
Parmi les derniers avis de brokers, Goldman Sachs est 'neutre' avec un objectif qui passe de 16 à 17 euros, tandis que Jefferies conserve le dossier avec un objectif ajusté à 14,50 euros. Le flux de trésorerie disponible pour l'exercice fiscal est ressorti inférieur d'environ 8% aux anticipations, bien que cela soit en partie attribuable au calendrier de la cession en Italie, à l'absence de rachat d'actions et au produit limité en espèces provenant des dividendes de la cession en Roumanie, ce qui "a aggravé la situation". JP Morgan ('sous-pondérer') a expliqué de son côté que malgré des facteurs favorables tels que les changements de périmètre, les cessions d'actifs, les entrées de fonds de roulement et la baisse des investissements, Carrefour n'a pas atteint les objectifs de ventes à périmètre comparable ni de bénéfice... Le flux de trésorerie opérationnel a fortement diminué sur un an, le flux de trésorerie disponible sous-jacent est "faible" et la dette nette est plus élevée que prévu. Il perçoit un risque de baisse importante pour le titre, qui a surperformé le marché ces dernières semaines. Enfin, les équipes de Bloomberg Intelligence estiment que l'augmentation de 1% du dividende, soit un rendement de base de 6,3% pour un taux de distribution de 61%, laisse présager une amélioration du flux de trésorerie disponible en 2026, grâce à la cession des activités en Italie et en Roumanie, sources de pertes de trésorerie. Ce facteur, conjugué à la hausse des ventes à périmètre comparable au 4e trimestre, devrait contribuer à compenser l'EBIT inférieur aux prévisions, déjà revues à la baisse...