Martins Kazaks, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, n'a aucune objection aux anticipations du marché concernant une hausse des taux d'intérêt à deux reprises en 2026. La guerre en Iran alimente l'inflation et pèse sur la croissance économique, a déclaré le responsable letton à 'CNBC'. La BCE devra intervenir si des répercussions sur les prix se font sentir, au-delà de la simple flambée des coûts de l'énergie, a-t-il précisé. "Le marché, en ce qui concerne la zone euro, table sur deux hausses à partir de juin", a indiqué le dirigeant. "Je n'ai rien à redire à cela pour l'instant. Voyons comment la situation évolue".
Les responsables de la BCE définissent actuellement leur réponse aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, les révisions à la hausse des estimations d'inflation en France et en Espagne cette semaine soulignant la pression exercée sur les prix à la consommation. Les gouverneurs se réuniront de nouveau les 29 et 30 avril, et les opérateurs estiment que les coûts d'emprunt resteront inchangés. "Est-ce en avril ou en juin?" a-t-il demandé. "Nous avons prouvé que nous pouvions agir très rapidement et de manière significative. Nous verrons bien".