Mi-séance Paris : le CAC 40 reste dans le rouge

LA TENDANCE Le CAC40 qui a enfoncé les 5.900 points dès l'ouverture ce matin, évolue désormais autour de ce niveau (5.895 point), en repli de 0,45% à midi. Le climat de marché reste lourd et les ...

LA TENDANCE

Le CAC40 qui a enfoncé les 5.900 points dès l'ouverture ce matin, évolue désormais autour de ce niveau (5.895 point), en repli de 0,45% à midi. Le climat de marché reste lourd et les investisseurs s'inquiètent toujours des conséquences de l'inflation sur la croissance économique, avec un risque de récession en ligne de mire qui se précise jour après jour... Jerome Powell, le président de la Fed, s'est exprimé hier devant la commission bancaire du Sénat américain, avant une audition similaire devant la Chambre des représentants demain jeudi. Il a bien évidemment été questionné sur la réponse apportée à la Fed face à l'inflation record et n'a pas exclu un passage par la case "récession" de l'économie US.

ECO ET DEVISES

Powell a expliqué par le détail que la banque centrale américaine poursuivrait la hausse des taux afin de contenir l'inflation, après la dernière hausse de trois quarts de point, la plus forte en près de trois décennies... Il a ainsi réaffirmé sans surprise l'engagement de la Fed à lutter activement contre cette inflation (8,6% aux USA selon les derniers chiffres pour le mois de mai) qui pointe au plus haut de 41 ans. Pressé par les questions des sénateurs, le patron de la Fed a admis qu'il est "possible" que la hausse des taux entraîne une récession "Ce n'est pas du tout l'effet recherché, mais c'est certainement une possibilité", a-t-il ajouté, admettant qu'un atterrissage en douceur allait être "très difficile".
Pour autant, il a assuré qu'il y avait encore "des voies pour faire tomber l'inflation à 2% sans provoquer de conséquences aussi problématiques", et s'est montré confiant concernant la résistance de l'économie américaine, alimentant les espoirs "d'atterrissage maîtrisé".

Pendant ce temps, le climat des affaires s'assombrit progressivement en France... L'indicateur qui le synthétise, calculé par l'Insee à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité marchands, perd deux points en juin. À 104, il reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période (100) mais ressort un cran en-dessous le consensus (105). Cette dégradation du climat des affaires résulte notamment du recul des soldes d'opinion prospectifs dans les services et dans le commerce de détail.
La croissance du secteur privé français a fortement marqué le pas en fin de deuxième trimestre 2022, le taux d'expansion de l'activité globale s'étant replié à son plus faible niveau depuis janvier, soit pendant la vague de perturbations engendrée par l'émergence du variant Omicron. Si l'on exclut ce tassement de la croissance en début d'année, l'expansion de l'activité observée en juin est la plus faible enregistrée depuis avril 2021. L'indice Flash composite de l'activité globale s'est ainsi replié à 52,8 en juin (57,0 en mai).

A suivre aujourd'hui aux Etats-Unis :
- Balance des comptes courants. (14h30)
- Inscriptions hebdomadaires au chômage. (14h30)
- Indice PMI manufacturier préliminaire américain. (15h45)
- Indice Markit PMI préliminaire américain des services. (15h45)
- Indice PMI composite préliminaire américain. (15h45)
- Indice manufacturier de la Fed de Kansas City. (17h00)

La parité euro / dollar revient sur les 1,05$ ce midi. Le baril de Brent se négocie sous les 110$, à 109,60$.

VALEURS EN HAUSSE

Atos (+10%) : Selon les sources de 'BFM TV', le géant français de la Défense a le soutien de l'État français en vue d'une éventuelle reprise de l'activité de cybersécurité d'Atos. "Thales a les faveurs des pouvoirs publics. Le groupe se positionne au carrefour des ministères concernés par l'avenir d'Atos. Celui de l'Economie détient 26% de son capital et celui des Armées est son client pour sa cybersécurité, les logiciels de combat et son partenaire au sein de Naval Group pour les sous-marins ", détaille la chaîne d'informations. Si Orange et Airbus sont également intéressés par l'acquisition, "Thales est, de loin, le plus offensif pour en prendre la tête. Il lorgne depuis un an cette pépite d'Atos dans la cybersécurité".

Forsee Power : +3% avec Moncey, Ose

Eurofins Scientific (+2,5%) : le flux acheteur sur le titre est à relier à une note de la Deutsche Bank qui a rehaussé à 'conserver' son opinion sur le dossier avec une cible maintenue à 80 euros.

Tarkett : +2,5% avec Inventiva, LFE, MdM

Adocia : +1,5% avec Transgene, Lagardere, SQLI, Navya et Hermes

Thales : +1% avec LVMH, Ubisoft, Dior, Thermador, Accor et GTT

FDJ : +0,5% suivi de Engie, Neurones, Xilam, Rallye, Vinci, Pernod Ricard

VALEURS EN BAISSE

Imerys : -4% avec Prodways, Lysogène

Saint-Gobain : -3,5% avec Gecina, Korian, Scor, Groupe Gorgé, Arkema, Orpea, BNP Paribas

Plastivaloire (-3,5%) s'est attaché à limiter, dans la mesure du possible, l'impact de ces facteurs exogènes. Le groupe délivre ainsi un chiffre d'affaires de 339,3 millions d'euros, en retrait de -9,1%. La rentabilité opérationnelle est fortement pénalisée par les tensions inflationnistes, qui n'ont pu être répercutées immédiatement sur les prix de vente, et le manque de chiffre d'affaires en raison du ralentissement de la production liée aux "stop & go". La marge d'EBITDA ressort à 7,1% sur le semestre. Le résultat opérationnel courant et le résultat opérationnel s'établissent respectivement à 0,2 ME (18,5 ME au 1er semestre 2020-2021) et 0,4 ME (18,6 ME au 1er semestre 2020-2021), juste au-dessus du point d'équilibre. Le résultat net s'élève à -4,6 ME, dont -6,1 ME en part du Groupe.

Société Générale : -2,5% avec Argan, Rexel, Faurecia, Crédit Agricole, Michelin,

Veolia : -2% suivi de Holcim, Klepierre

EDF : -1,5% avec Legrand, Air France KLM

Fountaine Pajot (stable) a enregistré sur le premier semestre de l'exercice 2021/22 un chiffre d'affaires de 90,6 ME en progression de 7% sur un an. Les derniers lancements, tant sur le segment du catamaran (Elba 45, Samana 59 et Alegria 67) que sur le segment du monocoque (Dufour 390 et Dufour 470) portent la croissance du Groupe sur cette période. L'Excédent Brut d'Exploitation du premier semestre 2021/22 ressort à 12,9 ME, contre 13,2 ME un an auparavant, impacté par les tensions inflationnistes sur les matières premières et les difficultés d'approvisionnement. Le résultat d'exploitation s'établit à 9 ME en croissance de 9,6% par rapport à la même période sur l'exercice passé et le résultat net part du groupe est en forte amélioration à 5,7 ME. Pour rappel, des éléments exceptionnels sans effet cash, avaient impacté le résultat net part du Groupe du premier semestre 2020/21. Fountaine Pajot présente au 28 février 2022 une marge brute d'autofinancement positive à 9,7 ME et une variation du Besoin en Fonds de Roulement favorable à 28,9 ME compte-tenu du bon niveau d'acomptes reçus sur commandes, générant une trésorerie d'exploitation positive de 38,4 ME. L'augmentation des stocks anticipe les commandes à livrer sur la deuxième partie de l'exercice.

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