La valeur du jour en Europe - SAP : pour les valeurs de croissance, les bons résultats ne suffisent pas

(AOF) - L’action SAP perd 0,75% à 119,74 euros, le vent mauvais soufflant sur les valeurs de croissance en raison de la perspective d’une hausse des taux ne l’épargnant pas. L’éditeur de logiciels ava...


(AOF) - L’action SAP perd 0,75% à 119,74 euros, le vent mauvais soufflant sur les valeurs de croissance en raison de la perspective d’une hausse des taux ne l’épargnant pas. L’éditeur de logiciels avait pourtant débuté la séance dans le vert, les investisseurs saluant une performance meilleure que prévu presque à tous les niveaux et la nouvelle accélération de la croissance du cloud. Autre bonne nouvelle, SAP a dévoilé un programme de rachat d'actions de 1 milliard d'euros. Elles seront utilisées principalement pour alimenter son plan de rémunération en actions.

Selon des données préliminaires, le fleuron technologique allemand a dégagé un résultat opérationnel ajusté en repli de 11% à 2,47 milliards d'euros, dépassant le consensus s'élevant à 2,42 milliards de dollars. Hors impact des changes, il a baissé de 12%. La marge a reculé de 5,4 point à 30,9% à taux de change constants.

Les revenus ajustés ont augmenté de 6% à 7,98 milliards d'euros alors qu'ils étaient attendus 7,71 milliards d'euros. Ils ont progressé également de 3% hors impact des changes.

Dans le cloud, son activité a progressé de 28% (+24% à taux de change constants) à 2,61 milliards d'euros. Elle a de nouveau accéléré par rapport au troisième trimestre où elle avait augmenté de 20% et est ressortie supérieure de 3% au consensus.

Le backlog du cloud est en hausse de 32% (+26% à taux de change constants) à 9,45 milliards d'euros. Sa croissance s'est aussi accélérée par rapport au précédent trimestre.

Les revenus des licences logiciels ont pour leur part reculé de 14% à 1,46 milliard d'euros. Ils sont en repli de 17% à taux de change constants. La baisse, provoquée par le basculement des clients vers le cloud, est plus faible qu'anticipé. Les analystes visaient 1,36 milliard de dollars.

Ces bons résultats s'accompagnent en outre de perspectives favorables.

Cette année, le concurrent d'Oracle cible un résultat opérationnel ajusté entre 7,8 et 8,25 milliards d'euros, au mieux stable et au pire en repli de 5% à taux de change constants.

Le revenu dans le cloud est attendu dans la fourchette de 11,55 à 11,85 milliards d'euros, en hausse de 23% à 26% à taux de change constants. Il avait augmenté de 19% en 2021.




AOF - EN SAVOIR PLUS



Informatique / Logiciels : la consécration du cloud





La crise sanitaire a eu globalement un impact positif sur le monde du logiciel, notamment le marché français.






En 2020, pour la première fois, les entreprises ont davantage dépensé sur le plan mondial auprès des acteurs du cloud (ou informatique dématérialisée) tels qu’Amazon Web Services ou Microsoft Azure, qu'auprès des fabricants d'équipements et de logiciels (serveurs, routeurs,...).




Le logiciel français se porte bien



En accélérant la digitalisation des échanges et des modes de production, la crise sanitaire a eu un effet positif sur les cent premiers éditeurs de logiciels français. Le cumul des chiffres d’affaires du Truffle 100, classement des éditeurs de logiciels français, a progressé de 6,6% passant de 10,9 milliards d’euros en 2019 à 11,6 milliards d’euros en 2020. Seuls 33% de ces éditeurs affichent des revenus en recul, bien inférieur aux prévisions (62%). Pour la seule activité édition, l’ensemble des revenus du Truffle 100 a augmenté de 4,6%. 87% de ces acteurs proposent du SaaS (Software as a Service) et 63% souhaitent augmenter leurs projets à l’international, où  76% d’entre eux sont déjà présents.

Dassault Systèmes constitue toujours le premier éditeur français, avec 4,024 milliards d’euros de revenus (+12,6%), suivi par Sopra Steria (658,5 millions),  Murex (580 millions) et Cegid (498 millions d’euros,). Avec une croissance de 56%,  Claranova relègue Cegedim à la sixième place.




Le cloud conforté par la crise sanitaire


D'après le cabinet d'étude Synergy Research, pour la première fois l’an passé les entreprises dans le monde ont davantage externalisé en ligne l'hébergement de leurs données et de leurs logiciels en dépensant près de 130 milliards de dollars dans le cloud (+30% en un an). Elles n'ont investi « que » 90 milliards de dollars dans leurs salles informatiques. D’abord les serveurs disponibles en ligne ont permis un usage massif à distance. De plus,  l'afflux de nouveaux utilisateurs sur des outils comme Zoom ou Teams a poussé les éditeurs de ces logiciels à dépenser davantage sur les plateformes de cloud. Avec la 5G, en cours de déploiement,  de nouveaux usages vont apparaître.






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