La valeur du jour en Europe - BMW va porter sa participation à 75% dans sa coentreprise chinoise BBA

(AOF) - Un nouveau chapitre va s’ouvrir pour BMW en Chine. En effet, le constructeur automobile allemand a fait part de son intention d’augmenter sa participation dans sa coentreprise chinoise BBA de ...


(AOF) - Un nouveau chapitre va s’ouvrir pour BMW en Chine. En effet, le constructeur automobile allemand a fait part de son intention d’augmenter sa participation dans sa coentreprise chinoise BBA de 50 à 75%. La transaction est soumise aux autorisations usuelles et l’approbation des actionnaires de CBA, son partenaire chinois.

Le contrat de partenariat est d'ailleurs étendu jusqu'en 2040 entre les deux groupes. Dans le même temps, la coentreprise annonce un investissement de plus de 3 milliards de dollars durant les prochaines années afin de développer ses sites existants de Shenyang (nord-est de la Chine) et en créer de nouveaux.

La production annuelle totale de véhicules BMW sur les sites de BBA devrait ainsi progressivement augmenter pour atteindre 650 000 unités, ce qui se traduira par la création de 5 000 emplois. En 2017, BBA a produit près de 400 000 véhicules sur ses sites de Tiexi et Dadong destinés au marché chinois, un chiffre en progression de près de 30% sur un an.

En avril dernier, la Chine avait montré sa bonne volonté en matière d'ouverture de son marché. En effet, la Commission nationale du développement et des réformes (CNDR) avait fait part de son intention d'autoriser de manière progressive, d'ici 2022, les investisseurs étrangers à acquérir, sans plafonnement, une participation dans ses entreprises automobiles. Auparavant, une entreprise étrangère qui souhaitait investir en Chine devait le faire avec un partenaire local et accepter de détenir au maximum 50% de sa cible.

Vers 11h20, le titre BMW cède 1,38% à 74,30 euros sur la place de Francfort. Cette baisse s'inscrit toutefois dans un contexte de marché agité : le DAX perd 1,23%.





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Automobiles - Constructeurs


Les véhicules diesel voient leurs ventes reculer très significativement sur le marché français. En mars et avril la part des moteurs diesel dans les ventes de voitures particulières neuves est tombée sous la barre des 40% : 39,83% en mars, et 39,97% en avril, selon les données du CCFA (Comité des constructeurs français d'automobiles). Cette forte chute souligne un tournant depuis le début de 2018 car cette part était encore de 45% en décembre 2017, et de 47,3% sur l'ensemble de l'année 2017 (contre 73% en 2012). Cette tendance est liée non seulement au scandale du " dieselgate " mais aussi à la décision de certaines municipalités d'interdire ce type de véhicules prochainement. Certains constructeurs ont déjà supprimé leur offre. Du fait d'une absence de réelle alternative en véhicules électriques ou hybrides, ce sont les véhicules à essence qui profitent de ce déclin, avec une part de 53,4% des ventes au premier trimestre (47,3% sur la même période de 2017). Le déclin est commun à toute l'Europe car, selon l'ACEA (Association des constructeurs européens), la part du diesel a chuté à 37,9% en moyenne au premier trimestre, contre 44,8 % sur l'ensemble de 2017.


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