La valeur du jour à Wall Street SNAP sanctionné pour avoir manqué le consensus

(AOF) - Snap s'effondre de 12,71% à 12,02 dollars après avoir manqué le consensus au deuxième trimestre. L'application a publié une perte nette de 443 millions de dollars soit 36 cents par action cont...


(AOF) - Snap s'effondre de 12,71% à 12,02 dollars après avoir manqué le consensus au deuxième trimestre. L'application a publié une perte nette de 443 millions de dollars soit 36 cents par action contre une perte de 115,9 millions de dollars ou 14 cents par action un an auparavant. Le consensus FactSet prévoyait une perte de 30 cents.

Ces pertes proviennent d'une augmentation des dépenses marketing alors que la start-up souffre de la concurrence d'Instagram Stories. Ce service qui vient de fêter ses un an a atteint 250 millions d'utilisateurs alors que Snap pourtant présent bien avant sur le marché n'en compte "que" 173 millions. Le consensus en attendait 175 millions.

Le chiffre d'affaires de l'application est également ressorti inférieur au consensus de 186,2 millions de dollars à 181,6 millions de dollars.

Malgré ces chiffres, Evan Spiegel, le co-fondateur de l'application n'entend pas changer de stratégie. Lors de la présentation des résultats, il a mis l'accent sur le fait que la société ne faisait une course à la taille mais qu'il lui fallait être présent sur les marchés les plus lucratifs.  "Nous devrions ajouter plus de 10 millions d'utilisateurs actifs quotidiens dans le reste du monde pour chaque million d'utilisateurs aux États-Unis et au Canada afin de générer la même somme d'argent" s'est il expliqué.

La start-up a été introduite le 3 mars dernier au prix de 17 dollars par action. Cette dernière s'était envolée de 44% en séance pour son premier jour de cotation. Depuis les investisseurs ont quelque peu délaissé la valeur qui affiche une baisse de 29,29%.




AOF - EN SAVOIR PLUS

Internet - FAI et sites internet

La protection des données personnelles est un enjeu politique et économique pour l'Union Européenne. Cette dernière doit affronter un modèle d'exploitation des données fondé sur une conception américaine de la vie privée pour les géants du Web. Deux textes, le RGPD (Règlement européen sur la protection des données) et l'ePrivacy durcissent l'économie mondiale des données, évaluée par McKinsey à 10% du PIB mondial. Les deux textes sont les premiers au monde à chercher à ralentir la course effrénée à l'exploitation des données, dans laquelle sont engagés les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). D'ici mai 2018, tous les acteurs devront s'y soumettre. Facebook est ainsi visé par une enquête sur ses pratiques anticoncurrentielles.
Communication - Medias

D'après son bilan 2016, l'ACPM (organisme de référence en matière de mesure d'audience de la presse) estime que la diffusion papier payée de la presse écrite a été en recul de 3,4% en moyenne l'an passé, et même de 4,3% pour la presse magazine. En revanche, la fréquentation des sites de presse a progressé de 7% en 2016, avec un bond de 45,6% pour la consultation depuis un mobile (sites et applications). La lecture de la presse en PDF s'est caractérisée par une diffusion en hausse de 54,6% sur un an.
Au final les Français lisent désormais davantage la presse en numérique (56%) qu'en papier (44%) et le mobile est même devenu le premier mode de lecture sur écran, devant l'ordinateur et la tablette.
Le PDF représente désormais 17% des ventes de la presse quotidienne nationale, soit un bond de 47% en un an. Néanmoins ce format ne pèse que pour 1% à 5% des ventes des autres types de presse (magazine, régionale, professionnelle...).
Communication - Publicité

L'an passé la croissance mondiale du marché publicitaire a été particulièrement forte, avec un taux record de 5,9%, largement supérieur à la croissance de 3,5% du PIB mondial. Cette bonne tendance résulte d'un ensemble d'événements sportifs (Jeux olympiques de Rio, Coupe d'Europe de football) et de l'élection présidentielle américaine. Ce sont les acteurs de l'internet qui ont capté la croissance de la publicité en ligne : Google et Facebook ont ainsi représenté la moitié des investissements digitaux dans le monde l'an passé (contre 22% il y a dix ans).
L'explosion de la publicité en ligne dans les années 2000 a marqué un tournant. Les positions des géants du secteur, comme WPP, Omnicom, Publicis, Interpublic, Dentsu ou Havas, ont été fragilisées par les géants d'internet (Google, Facebook, Amazon, Adobe ou Oracle) mais aussi par les cabinets de conseil et les sociétés de technologie. Les acteurs traditionnels ont dû repenser leur stratégie. Pour mieux accompagner les annonceurs dans leur transformation numérique, ils ont renforcé leurs capacités technologiques et de consulting. Ainsi Publicis a racheté successivement des sociétés d'ingénieurs comme Digitas ou plus récemment Sapient.
Opérateurs télécoms

Suite à la fin des frais d'itinérance (surcoûts payés lors de l'utilisation du mobile à l'étranger) en Europe courant juin, les opérateurs vont perdre une rente. La Commission Européenne estime que la suppression du " roaming " devrait entraîner une perte de 1,2 milliard d'euros de revenus pour les télécoms européens. Les opérateurs s'y préparent depuis plusieurs années déjà et ont dû s'adapter dans le passé à des pertes de revenus. En 2007, la Commission européenne a réduit les prix des appels et des SMS de 92% et celui des données en itinérance de 96%, par rapport à 2012. Le " roaming " a déjà été supprimé par Free lui-même en mars dernier, et par Orange et Bouygues, en mai.
Vodafone a appelé la Commission européenne à autoriser davantage de fusions entre opérateurs, pour compenser la perte de revenus.

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