La valeur du jour à Wall Street - ORACLE en nette baisse, le début d'exercice déçoit

(AOF) - Oracle (-5,17% à 53,35 dollars) affiche l’une des plus fortes baisses de l’indice S&P 500, les revenus et les perspectives ont déçu. En outre, le co-président, Mark Hurd, prendra un congé pour...


(AOF) - Oracle (-5,17% à 53,35 dollars) affiche l’une des plus fortes baisses de l’indice S&P 500, les revenus et les perspectives ont déçu. En outre, le co-président, Mark Hurd, prendra un congé pour des raisons de santé. L’autre co-président, Safra Catz et le fondateur du groupe, Larry Ellison assureront les fonctions de Mark Hurd pendant son absence. Etant donné l’implication quotidienne de ces deux derniers, UBS juge faible le risque de disruption de l’activité.

Au premier trimestre, clos fin août, de son exercice fiscal 2020, l'éditeur de logiciels professionnels a enregistré un bénéfice net un recul de 6 % à 2,14 milliards de dollars, soit 63 cents par action. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action est ressorti à 81 cents, en ligne avec le consensus Refinitiv.

Les revenus d'Oracle sont stables à 9,22 milliards de dollars alors que le marché visait 9,29 milliards de dollars. Les analystes expliquent cette déception par des ventes de licences sur site, qui ont reculé de 6 % à 812 millions de dollars. Elles étaient attendues globalement stables. Les revenus ont progressé de 2 % à taux de change constants.

Oracle a précisé que les revenus générés par sa principale division, qui comprend ses activités dans le cloud ont augmenté de 3 % à 6,8 milliards de dollars. Leur progression est de 4 % à taux de change constants.

Pour le trimestre en cours, Oracle vise un bénéfice par action hors éléments exceptionnels compris entre 88 et 90 cents par action alors que le marché vise 91 cents.




AOF - EN SAVOIR PLUS

Informatique - Editeurs de logiciels

L'étude annuelle de la fédération professionnelle Syntec Numérique, dont les résultats ont été dévoilés en octobre dernier, permet d'avoir une vision complète du secteur français. Le chiffre d'affaires de l'industrie a bondi de 12% en 2017 à 15 milliards d'euros. Cette forte croissance est identique à celle observée en 2016. Les trois champions du logiciel français (Dassault Système, Criteo et Ubisoft) tirent les résultats. Néanmoins en excluant ces trois grands acteurs, la progression reste forte, comprise entre 7% et 8%. La croissance est bien répartie entre les différentes tailles d'entreprises et les entreprises de moins de 5 millions d'euros de chiffres d'affaires enregistrent même près de 50% de croissance sur deux ans. L'un des moteurs du développement du secteur provient de la migration vers le modèle du logiciel à la demande, commercialisé comme un service cloud (SaaS pour software as a service). Ce modèle, qui constitue une révolution du mode de distribution, représente 31% du chiffre d'affaires du Top 250 en 2017, contre 26% en 2015. Seul bémol au développement de la filière : la difficulté récurrente à recruter des développeurs.

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