La valeur du jour à Wall Street - KRAFT HEINZ veut croquer UNILEVER

(AOF) - Unilever a rejeté l'offre de 143 milliards de dollars formulée par Kraft Heinz. Le groupe anglo-néerlandais spécialisé dans les produits de grande consommation a jugé que la proposition de 50 ...


(AOF) - Unilever a rejeté l'offre de 143 milliards de dollars formulée par Kraft Heinz. Le groupe anglo-néerlandais spécialisé dans les produits de grande consommation a jugé que la proposition de 50 dollars par action, soit une prime de 18% par rapport à son cours de clôture de jeudi, sous-valorisait nettement son potentiel. Unilever a précisé qu'une telle fusion ne représentait pour lui aucun intérêt financier et stratégique. A Londres, Unilever bondit de 11,7% à 3 739 pence (46,4 dollars). De son côté, Kraft Heinz progresse de 8% à 94,31 dollars à Wall Street.

A ces niveaux de cours, Unilever est valorisé plus de 130 milliards d'euros contre environ 100 milliards pour Kraft Heinz.

La perspective d'une nouvelle vague de concentration du secteur profite à Nestlé, qui gagne 1,7%, et à Danone (+3,4%).

Un rapprochement entre Kraft Heinz et Unilever créerait un groupe au chiffre d'affaires de 84,8 milliards de dollars. Il se classerait au deuxième rang mondial juste derrière Nestlé, dont le chiffre d'affaires a atteint 91,2 milliards de dollars en 2016.

Kraft Heinz est lui-même né de la fusion orchestrée en 2015 par le fonds d'investissement de Warren Buffet, Berkshire Hathaway, et le fonds 3G.

Les analystes ne sont pas étonnés par le refus d'Unilever. Berenberg souligne par exemple que le prix proposé représente des multiples trop faibles : trois fois le chiffre d'affaires du géant européen et 21 fois ses bénéfices.




AOF - EN SAVOIR PLUS

Agroalimentaire

Les marges des acteurs sont fragilisées par un net ralentissement de la croissance de leur marché domestique et par les pressions des distributeurs lors des négociations tarifaires annuelles. D'après l'Ania (l'Association nationale des industries agroalimentaires), la marge brute a atteint le niveau historiquement bas de 41%. De plus, entre 2005 et 2016, la France est passée du deuxième au quatrième rang des plus grands exportateurs mondiaux, derrière les États-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas. Après des années de croissance, l'excédent commercial de l'agroalimentaire français devrait connaître un net recul cette année. L'Ania prévoit un niveau d'un milliard d'euros, contre 8,1 milliards d'euros en 2015. L'association estime que cette évolution s'explique en partie par les crises actuelles des filières laitières et céréalières. A cela s'ajoutent une concurrence intra-européenne accrue, le poids de la fiscalité, et des normes françaises très lourdes. Le leader mondial, Nestlé, a revu ses prévisions à la baisse. Après avoir prévu en février 4,2% de hausse de son chiffre d'affaires 2016, il s'attend finalement à une progression de 3,5%, soit sa plus faible croissance depuis 1999. Cela provient essentiellement d'un " effet prix " qui n'a pas l'effet escompté sur le chiffre d'affaires.

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