La valeur du jour à Paris - SPIE domine le marché parisien après des résultats trimestriels encourageants

(AOF) - Spie rebondit de 4,61% à 23,015 euros, plus forte hausse du SRD, profitant de rachats à bon compte après des résultats trimestriels jugés encourageants. Hier, le titre du groupe français de se...


(AOF) - Spie rebondit de 4,61% à 23,015 euros, plus forte hausse du SRD, profitant de rachats à bon compte après des résultats trimestriels jugés encourageants. Hier, le titre du groupe français de services multi-techniques a clôturé à son plus bas niveau depuis mars dernier, emporté par la baisse générale du marché mais aussi par la crainte de résultats dégradés. Au troisième trimestre, Spie a donc enregistré un Ebita de 102 millions d'euros, soit 6,5% du chiffre d'affaires. La marge d'Ebita a certes baissé sur un an mais est ressortie juste au-dessus du consensus qui la donnait à 6,4%.

De plus, note UBS, les résultats de Spie sont impactés par un effet de périmètre lié à la cession d'activités au Royaume-Uni. Le broker l'estime à 1,3 million d'euros au niveau de l'Ebita. En données ajustées, ce dernier serait donc ressorti en ligne avec le consensus de 104 millions d'euros.

Commentant l'évolution de sa rentabilité, Spie a évoqué une forte pression en France, notamment du fait d'une forte concurrence dans le secteur tertiaire, mais une progression plus forte que prévu de ses marges en Allemagne. De même, le ton a été plutôt rassurant concernant le Royaume-Uni où un problème exceptionnel, désormais totalement résolu, avait entrainé une perte opérationnelle dans ce pays au premier semestre.

En termes de chiffre d'affaires, Spie a enregistré une croissance de 33,9% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre à 1,577 milliard. Le consensus était de 1,62 milliard. L'activité du groupe a clairement été soutenue par l'intégration de SAG. Mais, là encore, une fois ajustée de cet effet de périmètre, Spie a tout de même signé une performance "encourageante", estime UBS. Sa croissance organique a atteint 7,7%, en accélération après la hausse de 5,3% enregistrée au premier semestre et supérieure aux attentes de l'analyste qui la donnait à 6%.



SPIE confirme l'ensemble de ses perspectives annuelles


Sur l'ensemble des neuf premiers mois de son exercice, l'Ebita de Spie s'est élevé à 247,6 millions d'euros, en hausse de 7,9%. La marge d'EBITA s'est établie à 5,7%, à comparer à 6,4% pour les neuf premiers mois de 2016. Le chiffre d'affaires à neuf mois de Spie s'est établi à 4,338 milliards d'euros, en hausse de 21,4% (+6,1% en organique).

Attestant de sa confiance dans sa capacité à atteindre ses objectifs annuels après ses neuf premiers mois d'exercice, Spie a confirmé l'ensemble de ses guidances. Le groupe vise donc toujours un chiffre d'affaires en hausse de 23% à 25% à taux de change constants (et d'environ 6% hors SAG) et une marge d'Ebita entre 6,3% et 6,5%. Il a aussi réitéré son objectif d'un taux de distribution de dividende autour de 40% du résultat net ajusté part du groupe.

Les analystes ne voient pas le consensus évoluer : UBS vise 6,28 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et 6,4% de marge, Natixis 6,21 milliards et 6,4% et Oddo BHF 6,28 milliards et 6,3%.




AOF - EN SAVOIR PLUS



Les points forts de la valeur

- Numéro deux en Europe des services multitechniques  - de la conception à la maintenance des installations électriques, mécaniques et climatiques - avec 4 % du marché ;
- Groupe organisé en 4 segments opérationnels, mixant zones géographiques et activités : la France pour 43 % des revenus de 5,2 MdE en 2016, l’Europe du nord et de l’ouest pour 25 %, l’Allemagne et l’Europe de l’est pour 17 % puis le pétrole, gaz, et le nucléaire pour le reste ;
- Marché fragmenté porté par l’externalisation des services d’où une croissance supérieure à celle du PIB européen ;
- Développement concentré sur 3 grandes activités : les services mécaniques et électriques pour 44 % des revenus, les services technologiques de communication et information pour 22 % et la gestion technique des installations pour 34 % ; 
- Visibilité assurée par la récurrence des activités de maintenance (80 % des revenus)  et risque industriel limité par la diversification des clients et le refus des grands contrats ponctuels ;
- Capacité à maintenir les marges malgré la baisse du chiffre d’affaires et à dégager de la trésorerie, d’où une grande flexibilité dans la croissance externe ;
- Acquisition stratégique de l’allemand SAG, dont les revenus représentent le quart de ceux de Spie, ce qui porte l’Europe centrale et l’Allemagne à 32 % des ventes du groupe et qui entraînera une hausse du bénéfice de plus de 10 % dès la fin de l’année  ;
- Situation financière saine, avec un taux de distribution de 40 %.



Les points faibles de la valeur

- Recul de l’investissement public en France où la croissance devrait rester stable en 2017 ;
- Dans le pétrole/gaz, recul des commandes impactant la croissance du chiffre d’affaires global ;
- Risque de montée des salaires en Allemagne et au Royaume-Uni ;
- Impact négatif de la baisse de la livre sterling contre l’euro.



Comment suivre la valeur

- Activité relativement encadrée par les réglementations européennes –sous-traitance, déchets électriques, marchés publiques ;
- Sensibilité aux commandes publiques qui contribuent à 14 % des revenus ; 
- Poursuite de la stratégie d’augmentation des parts de marché en Europe et du redressement des affaires en France, aux Pays-Bas (volonté de passer du 2ème au 1er rang) et en Allemagne ;
- Réalisation de l’objectif 2017 d’une croissance des ventes de 4 % et d’une hausse de 20 % environ du bénéfice d’exploitation ;
- Valeur non opéable, les fonds d’investissement Clayton, Ardian et la Caisse de Dépôts et placements du Québec détenant ensemble  33,6 % du capital, devant le management (10,5 %) et les salariés (4,7 %).

Biens d'équipement

L'activité de tous les acteurs du secteur des biens d'équipement dépend de l'investissement. Or, avec la crise de 2008, cet indicateur s'est effondré, ce qui explique les difficultés du secteur. Aujourd'hui il se porte mieux car la croissance économique est de retour un peu partout. En Chine, le ralentissement de l'économie est relatif et maîtrisé.
Les professionnels de l'industrie mécanique française sont plutôt optimistes pour 2017 et prévoient que la croissance cette année devrait être au moins aussi bonne que celle de 2016 (entre +1,7% et +2% attendue), grâce au dispositif du suramortissement et aux perspectives d'investissement de l'industrie manufacturière. La FIM considère que les investissements productifs devraient être en hausse de 5% en 2017 dans la mécanique.

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