La Bourse de Paris sans conviction (-0,16%) dans un contexte géopolitique tendu

La Bourse de Paris peinait toujours à tenir un cap lundi à la mi-journée (-0,16%), les investisseurs se gardant de prendre des positions tranchées étant donné les incertitudes géopolitiques autour de ...

La Bourse de Paris peinait toujours à tenir un cap lundi à la mi-journée (-0,16%), les investisseurs se gardant de prendre des positions tranchées étant donné les incertitudes géopolitiques autour de la Syrie.

A 13H45 (11H45 GMT), l'indice CAC 40 lâchait 8,36 points à 5.306,66 points, dans un volume d'échanges de 816 millions d'euros. Vendredi, il avait fini en petite hausse de 0,11%.

La cote parisienne, après une ouverture en légère hausse, a ensuite oscillé autour de l'équilibre au cours de la matinée.

La Bourse de New York s'orientait pour sa part vers une ouverture dans le vert.

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average, qui donne sa tendance, montait de 0,55%, à l'instar de l'indice élargi S&P 500 (+0,54%), tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, prenait également 0,54%.

"Les marchés boursiers restent globalement inchangés ce matin alors que les investisseurs sont légèrement nerveux après les frappes aériennes occidentales ayant touché la Syrie au cours du week-end", a souligné dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

"La situation géopolitique occupe toujours le devant de la scène, et les investisseurs restent sur la défensive", a-t-il complété.

Washington, Paris et Londres ont effectué samedi à l'aube des frappes contre trois sites présentés comme liés au programme d'armement chimique syrien, sans faire de victimes, en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril.

Ces raids, menés par Washington, Paris et Londres, sont intervenus malgré la présence en Syrie d'enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui ont débuté dimanche leur mission dans le plus grand secret.

Par ailleurs, "les nouvelles sanctions américaines contre la Russie, qui pourraient être annoncées aujourd'hui, auront peut-être de quoi crisper encore un peu plus la relation entre le Kremlin et la Maison Blanche", ont estimé de leur côté les stratégistes du courtier Aurel BGC.

- Marie Brizard accuse le coup -

Du côté des indicateurs, l'agenda sera essentiellement américain avec l'activité industrielle dans la région de New York pour le mois d'avril et les chiffres des ventes au détail pour mars.

Les stocks et ventes des entreprises ainsi que les flux de capitaux investis à long terme pour février complèteront le tableau.

En matière de valeurs, Renault prenait 0,31% à 94,39 euros. Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a affirmé lundi que "toutes les options étaient ouvertes" concernant l'évolution de la structure de l'alliance et qu'il souhaitait "trouver des solutions" d'ici 2022, dans une interview au quotidien japonais Nikkei.

Kering s'appréciait de 0,44% à 438,10 euros. Emmanuel Macron a jugé dimanche qu'il était "évident" que le groupe français de luxe, qui aurait selon le site d'information Mediapart soustrait environ 2,5 milliards d'euros d'impôts depuis 2002, dont une partie au fisc français, faisait l'objet d'un contrôle fiscal en France. Le groupe a indiqué n'être visé par aucune plainte fiscale.

Sanofi était stable (+0,05% à 66,02 euros). Selon des informations du Financial Times, le fonds de capital-investissement américain Advent International serait en tête pour racheter Zentiva, la division génériques du groupe en Europe, qui est actuellement en vente.

Par ailleurs, le groupe a cédé douze marques de médicaments sans ordonnance au laboratoire franco-néerlandais Cooper-Vemedia, propriété du fonds Charterhouse, pour 158 millions d'euros.

Marie Brizard plongeait de 8,41% à 8,06 euros, lesté par un relèvement de sa prévision de perte d'exploitation pour l'exercice 2017, après un audit au sein de ses activités en Pologne faisant apparaître des charges plus élevées que prévu.

Air France montait de 0,35% à 8,63 euros alors que la compagnie prévoit d'assurer "70% de ses vols" mardi, comme mercredi dernier, pour la huitième journée du mouvement de grève lancé en février pour des revendications salariales.

Chargeurs progressait de 5,49% à 25,38 euros, profitant d'un chiffre d'affaires en hausse de 1% à 144,8 millions d'euros au premier trimestre, soutenu par ses activités de films de protection et d'entoilage, mais qui a pâti d'un effet de change négatif et d'un repli dans le négoce de laine.

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