Clôture Paris : fin de semaine dans le rouge

LA TENDANCE Encore résistant en matinée, le CAC40 a finalement nettement reculé dans l'après-midi pour perdre 1,46% à 6.569 points en clôture ce vendredi. Les marchés continuent de guetter les an...

LA TENDANCE

Encore résistant en matinée, le CAC40 a finalement nettement reculé dans l'après-midi pour perdre 1,46% à 6.569 points en clôture ce vendredi. Les marchés continuent de guetter les annonces de la Fed, qui a commencé à évoquer plus ouvertement la réduction de ses achats d'actifs mensuels actuellement logés à 120 milliards de dollars. Si l'hypothèse d'une inflation transitoire demeure favorisée, les avertissements de certains membres de la banque centrale US deviennent plus clairs : James Bullard, le président de la Fed de St. Louis, a ainsi confirmé que Jerome Powell avait officiellement ouvert les discussions sur le 'tapering' lors de la dernière réunion monétaire de la Fed mardi et mercredi... Bullard a indiqué que l'inflation est plus élevée que prévu et que la reprise économique "post-confinement" plus vigoureuse qu'attendu... Il s'attend même à une première hausse des taux de la Fed en fin d'année prochaine. Pour l'heure, la banque centrale américaine doit selon lui entamer des discussions plus approfondies à propos de la réduction des achats d'actifs.

ECO ET DEVISES

La Fed avait déjà surpris quelque peu les marchés, avant-hier soir, en se montrant un peu plus "faucon" qu'attendu, tout en maintenant pour l'heure le statu quo sur sa politique monétaire très accommodante. Compte-tenu du reflux de la pandémie, la banque centrale américaine s'est ainsi montrée plus optimiste pour la croissance économique aux Etats-Unis, et a reconnu que l'inflation serait plus élevée que prévu cette année, tout en jugeant une nouvelle fois que le phénomène serait transitoire. En outre, la majorité des membres de la Fed s'attendent désormais à ce que le taux des fed funds soit relevé courant 2023, et non à partir de 2024 comme précédemment estimé.
Les nouvelles projections de la Fed publiées mercredi montrent que le taux des fed funds (actuellement proche de zéro) serait de 0,6% à la fin 2023, ce qui impliquerait deux hausses de taux d'un quart de point cette année là... 13 membres de la Fed sur 18 s'attendent à ce que les taux directeurs soient relevés courant 2023. En mars, ils n'étaient que 7 à envisager un début de resserrement monétaire courant 2023, et en décembre ils n'étaient que 5. "Les progrès de la vaccination ont réduit la propagation du Covid-19 aux Etats-Unis", a déclaré la Fed. "Au vu de ces progrès et de solides politiques de soutien, les indicateurs d'activité économique et l'emploi se sont renforcés", a ajouté la banque centrale, qui avait conditionné depuis mars 2020 toute évolution de sa politique monétaire à la fin de la pandémie.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a indiqué lors de sa conférence de presse, que les membres de la Fed avaient bel et bien abordé le sujet de la réduction des achats d'actifs ("tapering") lors de sa réunion de deux jours. Interrogé sur la question, il a répondu : "si vous voulez, vous pouvez dire que c'était la réunion où l'on a 'parlé-de-parler-de' réduire les achats d'obligations". Pour autant, aucun calendrier précis n'est pour l'instant évoqué. La Fed s'est contentée de répéter qu'elle voulait voir "de nouveaux progrès substantiels" en matière d'emploi et d'inflation avant de ralentir le rythme de ses achats d'actifs.
Dans l'immédiat, l'objectif de taux des "fed funds" reste donc fixé entre 0 et 0,25%, tandis que la Fed continuera d'acheter pour 120 milliards de dollars d'actifs chaque mois (80 Mds$ d'obligations d'Etat et 40 Mds$ d'actifs adossés à des prêts hypothécaires) afin de soutenir l'économie américaine en phase de reprise après la crise du coronavirus.
Sur les devises, l'euro reflue encore à 1,1850/$. Le pétrole pointe sur les 73,60$ le brent. Le bitcoin descend à 36.669$.

VALEURS EN HAUSSE

LDLC grimpe de 3,8%. Aidé par une progression de plus de 46% de son chiffre d'affaires annuel, le groupe a dégagé des résultats record sur l'exercice 2020-2021. La marge brute est ressortie en hausse de 71% pour atteindre 162,9 ME. Cette très forte progression traduit d'une part la croissance de l'activité, mais également une évolution structurelle du taux de marge brute. En effet, le taux de marge brute a progressé de +3,2 points pour atteindre 22,5% sur l'exercice avec les effets combinés de l'amélioration des conditions d'achats, d'un moindre recours aux offres promotionnelles et d'un moindre poids relatif des boutiques. LDLC observe actuellement sur ses marchés "des tendances favorables et pérennes", que ce soit la demande forte d'équipements, tant de la part des particuliers que des entreprises, pour répondre aux nouveaux usages numériques ou d'innovation produits. Dans ce contexte de nette progression de son activité et de sa rentabilité, est confiant dans la bonne dynamique de son activité estime être en mesure de délivrer des résultats à nouveau en progression avec un objectif de chiffre d'affaires entre 750 et 800 ME et un excédent brut d'exploitation supérieur à 70 ME...

Ose : +3% suivi de Graines Voltz, Voltalia, Abionyx (+2,7%)

Europacorp : +2,5% avec ID Logistics, SES Imagotag

Valneva : +2% suivi de Robertet, K&B

Manitou : +1,5% avec Plastivaloire, ABC, Showroomprivé

FDJ : +1% avec TF1, Elis, Crit, Vallourec, Téléperformance

Lagardere : +0,5% avec BioMerieux, Neurones, BigBen, Balyo

VALEURS EN BAISSE

McPhy décroche à nouveau de plus de 11%, toujours plombé par son dernier avertissement. Prenant acte de cette annonce, Berenberg a dégradé le dossier à 'conserver' tout en réduisant sa cible de 35 à 30 euros. L'analyste s'attend désormais à un second semestre calme, le flux de commandes de gros électrolyseurs étant désormais prévu pour début 2022. Les projets de ravitaillement en hydrogène restent solides, mais il s'agit généralement de petits contrats qui ne sont pas susceptibles de générer le type de croissance des commandes nécessaire pour faire grimper l'action. Les perspectives à long terme restent bonnes, mais il faudrait plus de confiance dans les prises de commandes et la croissance du 'backlog' pour doper le titre, ajoute l'analyste.

Atari : -8% suivi de CA I-d-F (-5%)

Guillemot : -4% avec Technip FMC, STM, AKKA, Elior, Rexel, Renault

Prises de bénéfices sur les valeurs financières qui avaient bien performé hier : BNP Paribas et Axa rendent entre 3 et 4% avec SG et Crédit Agricole.

Accor : -3,5% suivi de ALD, Synergie, Eiffage

CNP : -3% avec Total, Valeo, Stellantis

CGG : -2,5% avec Capgemini, Bouygues, Klepierre, FNAC Darty, Imerys

Sodexo : -2% suivi de Quadient

Alstom (-0,5%) a remporté le plus gros contrat ferroviaire de toute l'histoire du Danemark ! Il s'agit ainsi du plus gros marché ferroviaire jamais attribué par le pays. En vertu de ce contrat-cadre passé avec Danish State Railways (DSB) d'une valeur globale de 2,6 milliards d'euros, la première commande ferme portant sur 100 trains régionaux Coradia Stream et incluant l'entretien complet, s'élève à 1,4 milliard d'euros. Le contrat-cadre prévoit 15 années d'entretien supplémentaires, ainsi que la possibilité de commander d'autres rames.

Société(s) citée(s) :
Société(s) citée(s) :