Bourse : pour Goldman Sachs, le pire est passé, mais...

Les stratégistes de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs se montrent désormais moins pessimistes dans leurs perspectives pour Wall Street et son principal indice, le S&P 500. Dans sa dernière...

Les stratégistes de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs se montrent désormais moins pessimistes dans leurs perspectives pour Wall Street et son principal indice, le S&P 500. Dans sa dernière note, publiée le 29 mai, l'équipe dirigée par David Kostin a annulé sa précédente prévision selon laquelle le S&P 500 chuterait au niveau de 2.400 points, soit plus de 20% en-dessous de sa clôture de vendredi à 3.044 pts.

Désormais, Goldman Sachs envisage un point bas limité à 2.750 pts dans les trois mois à venir, soit un potentiel baissier de 9,5% tout de même par rapport aux niveaux actuels. "Le puissant rebond signifie que notre précédent objectif à trois mois de 2.400 pts est peu probable", a reconnu la banque, ajoutant que "le soutien des politiques monétaires et budgétaires limite le potentiel baissier du marché à environ 10%".

Peu de potentiel haussier d'ici à la fin 2020 ?

A court terme, les marchés pourraient même encore grimper de 5% pour atteindre 3.200 pts, estime GS, mais ils pourraient connaître une correction de l'ordre de 10% si certains risques se matérialisent. Pour la fin de l'année, les analystes prévoient prudemment un niveau de 3.000 points, correspondant à peu près au niveau actuel du S&P 500.

Sous l'effet de la crise du coronavirus, le S&P 500 a plongé de 34% pour tomber le 23 mars dernier à un plus bas de 2.237 pts, avant de rebondir de plus de 35%. Il n'est plus qu'à 10% environ de son plus haut niveau historique inscrit le 12 février dernier, à 3.379 pts, juste avant la crise du Covid-19.

Goldman Sachs identifie 4 facteurs de risque à surveiller par les investisseurs :

- La situation sanitaire : la mise au point d'un vaccin ou d'un traitement efficace serait un catalyseur, mais la survenue d'une seconde vague de Covid-19 serait au contraire un signal baissier.

- L'économie : la reprise s'annonce lente en raison d'embauches limitées, d'un endettement élevé des entreprises, et d'une gestion basée sur la limitation des dépenses (budget base zéro).

- Les tensions sino-américaines : en cas de nouvelle dégradation des relations commerciales entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales, il s'agira d'un signal baissier.

- Les élections américaines de novembre : Selon GS, les marchés voient une probabilité de 51% pour que le candidat démocrate (sans doute Joe Biden) remporte la présidentielle, de 78% pour que les démocrates continuent de contrôler la chambre des représentants, et de 48% pour qu'ils prennent le contrôle du Sénat (actuellement dominé par les républicains).