A suivre aujourd'hui... KERING

(AOF) - Kering a enregistré une croissance de 56,2% de son bénéfice net part du groupe récurrent (des activités poursuivies hors éléments non courants) à 2,001 milliards d'euros. Son résultat opératio...


(AOF) - Kering a enregistré une croissance de 56,2% de son bénéfice net part du groupe récurrent (des activités poursuivies hors éléments non courants) à 2,001 milliards d'euros. Son résultat opérationnel courant a augmenté de son côté de 56,3% pour atteindre 2,948 milliards d'euros, soit 19% (+3,8 points) d'un chiffre d'affaires de 15,47 milliards d'euros. Ce dernier a progressé en 2017 de 25%. En données comparables, la croissance est ressortie à 27,2%. Kering proposera un dividende de 6 euros par action, en croissance de 30%.

Un acompte sur ce dividende en numéraire de 2 euros par action a été mis en paiement le 17 janvier 2018, suite à la décision du Conseil d'administration de Kering du 14 décembre 2017. Sous réserve de l'approbation de l'Assemblée générale, le solde du dividende en numéraire sera détaché le 14 mai 2018 (avant bourse), les positions arrêtées le 15 mai au soir, pour une mise en paiement le 16 mai 2018.

En termes de perspectives, Kering souligne qu'il "s'astreindra en 2018 à un pilotage et une allocation rigoureuse de ses ressources, en vue d'améliorer à nouveau sa performance opérationnelle, de maintenir une génération de cash-flow élevée et de faire progresser la rentabilité de ses capitaux employés". Le groupe met en avant l'environnement "incertain, qu'il s'agisse du contexte macro-économique ou des aléas géopolitiques, avec des événements qui peuvent notamment influencer les tendances de consommation et les flux touristiques."

De plus, Kering rappelle que "l'évolution récente des parités monétaires, et notamment le renforcement de l'euro contre la plupart des autres devises, est un élément susceptible de peser sur les indicateurs du Groupe."




AOF - EN SAVOIR PLUS



Les points forts de la valeur

- L’un des leaders mondiaux dans la mode et les accessoires, avec deux grandes divisions : le luxe (plus des 2/3 des ventes), porté par les marques mondiales Bottega Venetta, Boucheron, Burberry, Gucci, et Yves Saint-Laurent, et le « Sport & Lifestile », avec Puma et Volcom ; 
- Marché du luxe tiré par la croissance du nombre de très riches dans le monde, de plus de 10 millions par an, soit un marché de 400 millions de consommateurs en 2020 ;
- Groupe très internationalisé, avec 36 % des ventes en Asie, devant l'Europe de l'Ouest (31 %) puis l'Amérique du nord (22 %) ;
- Stratégie fondée sur 4 piliers : un modèle multi-marques, une croissance organique, notamment en Chine, la création de valeur et la responsabilité sociétale ;
-Retour à la croissance de la rentabilité avec un bénéfice opérationnel record en 2016 et rebond exceptionel des ventes début 2017, tirées par Gucci;
- Structure financière solide malgré la remontée de l’endettement à fin 2015.



Les points faibles de la valeur

- Forte sensibilité à la marque Gucci qui contribue à 56 du bénéfice opérationnel ;
- Montée en puissance du « marché gris », fondé sur les écarts de prix entre l’Europe et l’Asie ;
- Marché toujours difficile au Japon (10 % des ventes) ;
- Redressement long et difficile de Bottega Veneta et difficultés pour Volcom aux Etats-Unis.



Comment suivre la valeur

- Sensibilité à l’évolution du dollar et du yen ;
- Croissance de l’activité liée au trafic aérien (nombreux achats réalisés dans les boutiques d’aéroports et lors de séjours à l’étranger) ;
- Valorisation boursière liée, d’une part, aux déclarations des concurrents, d’autre part, à la tenue de Gucci et Bottega Veneta ;
- Montée en puissance des ventes digitales ;
- Retombées de « l’exploitation du potentiel » de Balenciaga, McQueen et Stella McCartney et des marques joaillières et horlogères, notamment Boucheron et Brioni, ainsi que des plans d’action au Japon ;
- Objectifs 2017 d’une croissance organique des ventes en magasins et d’une hausse de leur productivité, de la poursuite de la réduction de la dette et d’une priorité aux dividendes ;
- Valeur non opéable, Artémis, le holding de la famille Pinault, contrôlant 40,9 % du capital et plus de 55 % des droits de vote.

Distribution spécialisée

Les achats sur internet poursuivent leur développement. La Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance) estime que les ventes en ligne ont progressé de près de 15% en 2016, franchissant le cap des 70 milliards d'euros et de 14,2% au premier trimestre 2017, pour atteindre 20 milliards d'euros. Dans cet environnement particulièrement dynamique, l'activité des places de marché (Amazon, CDiscount et la FNAC,…) affiche une croissance de 19%.
La Fevad prévoit plus de 80 milliards d'euros de vente en ligne pour 2017.
L'essentiel des transactions est toujours réalisé via un ordinateur mais de plus en plus passent par le mobile. L'indice iCM, qui mesure les ventes sur l'Internet mobile, est en hausse de 31% au premier trimestre 2017.

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