A suivre aujourd'hui... CREDIT AGRICOLE

(AOF) - Dernière grande banque française à publier ses comptes du premier trimestre, Crédit Agricole a fait état d’un résultat net part du groupe de 763 millions d’euros, en baisse de -10,9%. « Cette ...


(AOF) - Dernière grande banque française à publier ses comptes du premier trimestre, Crédit Agricole a fait état d’un résultat net part du groupe de 763 millions d’euros, en baisse de -10,9%. « Cette baisse est entièrement imputable aux éléments spécifiques des deux périodes comparées », a comment l’établissement. La hausse de 13,9% de la contribution au Fonds de résolution unique à 332 millions d’euros a pesé sur les résultats. Le produit net bancaire a, lui, reculé de 1,1% à 4,855 milliards d’euros. Il a augmenté de 0,1% en données ajustées.

Le consensus Infront Data pour Reuters s'élevait à 789 millions d'euros pour le résultat net et à 4,924 milliards d'euros pour les revenus.

Le coût du risque a baissé de 28,4% à 225 millions d'euros. Cette baisse provient essentiellement du pôle Grandes clientèles, notamment la Banque de Financement et d'Investissement qui enregistre ce trimestre une reprise de provisions à hauteur de 15 millions d'euros, contre une dotation de 65 millions d'euros au premier trimestre 2018.

Le ratio de fonds propres dur est stable sur le trimestre à 11,5%, dépassant l'objectif de 11%.




AOF - EN SAVOIR PLUS



Les points forts de la valeur

- Banque universelle avec de fortes positions en France et en Europe -premier bancassureur et premier gestionnaire d’actifs en Europe sous la marque Amundi, premier financeur de l’économie et premier investisseur immobilier en France en France marques Crédit agricole, Bforbank et LCL ex-Crédit Lyonnais ;
- Revenus provenant de 4 pôles : la banque de réseau, la banque de financement, la gestion d’actifs et l’assurance, les services financiers spécialisés (leasing, factoring, crédit à la consommation…) ;
- Confirmation depuis 4 ans de la capacité à générer une forte rentabilité et bonne visibilité des profits ;
- Retour au versement du dividende en numéraire en 2017 avec engagement de le maintenir à 0,60 € au moins, soit un taux de distribution de 50 %.


Les points faibles de la valeur

- Régulation européenne consommatrice en fonds propres et faible niveau des taux d’intérêt ;
- Montée de la concurrence des banques en ligne et des géants de l’Internet et des télécoms ;
- Renforcement légal de la protection des clients des banques (encadrement des commissions d’intervention) pesant sur la rentabilité de la banque de détail en France ;
- Sensibilité aux soubresauts des marchés actions (tensions provoquées par les risques de guerre commerciale) et obligations (risque de retour à l’inflation).


Comment suivre la valeur

- La valorisation des banques dépend de 7 points : positions de liquidités,  capacité à satisfaire au ratio de solvabilité dit « Bâle 3 » égal à 9,5 % des fonds propres, contrôle des engagements en  banque d’investissement, centralisation des compensations de dérivés, coût du risque, lui-même lié à l’environnement économique, rendement des fonds propres ou ROE  et, enfin, décisions des Banques centrales -Fed américaine et BCE européenne ;
- 4 priorités du plan « Ambition stratégique 2020 » : simplification de la structure du groupe, relation client fondée sur le digital, croissance des métiers cœurs (assurance, gestion, banque d’investissement) et amélioration de l’efficacité industrielle ;
- Ambition dans la bancassurance dommages pour les entreprises de petites et moyennes tailles, ainsi qu’à l’international ;
- Objectifs 2019 : croissance des revenus supérieure à 2,5 % par an, en provenance surtout de l’assurance et de la gestion d’actifs / réduction des coûts de l’ordre de 900 M€ et investissements de l’ordre de 7,7 Mds€ / rentabilité supérieure à 10 % avec des bénéfices supérieurs à 4,2 Mds€ ;
- Intégration des banques de gestion privée acquises en Italie, Singapour et Hong Kong ;
- Capital contrôlé à hauteur de 56,7 % par les 38 caisses régionales hors celle de Corse.


 
 
 

Finance - Banques

Comme le soulignent les résultats du troisième trimestre, l'assurance constitue un axe de plus en plus fort de l'activité banque de détail des établissements français. Ainsi, l'assurance a représenté plus de 15% du résultat avant impôts du groupe BNP Paribas, pour une part dans le chiffre d'affaires limitée à 7%. Au sein du Crédit Agricole, leader de l'assurance-vie en France au côté de CNP, le chiffre d'affaires de l'assurance a bondi de 27% en un an (à 645 millions d'euros), pour un résultat avant impôts de 490 millions d'euros (en hausse de 38% sur un an). Face à un métier historique, l'octroi de crédit, qui dégage des marges de plus en plus limitées dans un environnement de taux bas, l'activité assurance est devenue essentielle aux établissements bancaires français. Les bancassureurs pèseraient même désormais 40% du marché de l'assurance en France.

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